La petite chambre, de Stéphanie Chuat et Véronique Reymond

« C’est une histoire de cœur. Celui d’Edmond, quatre-vingt-cinq ans (Michel Bouquet), n’est plus très solide. Mais il bat au rythme d’une indépendance farouche, celle qui lui fait refuser l’idée d’entrer en maison de retraite, celle qui le pousse à refuser les soins de Rose, qu’on lui envoie comme infirmière à domicile. Papy fait de la résistance ? La jeune femme (Florence Loiret-Caille) lui tient tête. Elle sait le tumulte qui saisit un cœur quand il faut accepter l’inacceptable. Le sien n’est pas encore remis. Un jour, une mauvaise chute oblige Edmond à accepter l’aide de Rose ». Les réalisatrices, Stéphanie Chuat et Véronique Reymond, expliquent : « nous traversons la vie à toute allure, jusqu’au jour où nous perdons notre indépendance physique ? Dès lors, on devient un boulet pour la société, on ne sert plus à rien et on coûte cher (…). Nous avons eu envie de mettre deux thématiques en parallèle, celle de la fin de vie, et celle du commencement de la vie : un homme qui craint la perspective de la maison de retraite et une femme qui ne se remet pas de la perte de son bébé mort-né. Nos deux personnages principaux n’ont à priori rien en commun, ils évoluent dans des réalités très différentes, et néanmoins ils sont tous deux confrontés au deuil, à la séparation. C’est ce lien commun qui va peu à peu les rapprocher » : à travers la reconquête de leur identité. 

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