Littérature

On n’est pas là pour disparaître, d’Olivia Rosenthal
Lauréate du dixième prix Wepler-Fondation La Poste, Olivia Rosenthal, quarante-deux ans, écrit des �uvres de fiction et de théâtre. Elle collabore actuellement avec Robert Cantarella à une série de représentations autour de la mémoire. Avec On n’est pas là pour disparaître, elle trouve une écriture fragmentaire et évolutive mêlant à l’histoire d’un homme atteint de la maladie d’Alzheimer des éléments autobiographiques, et confrontant le lecteur aux propos de celui qui affirme « je ne suis plus un occupant du monde ». « Travailler sur cette maladie », déclare Olivia Rosenthal, « c’était revenir sur une question qui traverse mes autres livres : qu’est-ce qui, au fond, constitue notre identité ? ». www.liberation.fr, 15 novembre 2007. Le journal du dimanche, 11 novembre 2007. Le Monde des livres, 22 novembre 2007. Les Inrockuptibles, 13 novembre 2007.

Vive nos vieux jours ! de Quentin Blake
Ce petit livre d’illustrations du dessinateur anglais Quentin Blake (né en 1932) a été édité suite à la réalisation il y a deux ans de dessins muraux pour un grand hôpital londonien. L’auteur, qui aborde la vieillesse avec optimisme, légèreté et gaîté tout en encourageant le dialogue entre générations, conseille : « à partir de soixante ans, l’essentiel est de rajeunir tous les jours ; mes personnages montrent une vivacité inattendue qui les incite à grimper dans les arbres et même, de temps en temps, à se balancer de branche en branche. Ces acrobaties sont pour moi une manière d’exprimer visuellement cette légèreté d’esprit qu’il est possible, je crois, de garder dans la tête même si le corps a perdu sa souplesse d’avant ».
Gallimard jeunesse. www.senioractu.com, 12 novembre 2007.

Cinéma

La brunante, de Fernand Dansereau
Madeleine (Monique Mercure) entame son crépuscule. Atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle décide de rassembler ses souvenirs et son énergie pour revoir une dernière fois, les lieux et les gens qu’elle a aimés. Son désespoir la mène sur la route d’une autre écorchée de la vie, Zoé (Suzanne Clément). Entre Madeleine et Zoé, l’entente est immédiate Madeleine confie à Zoé ses angoisses, ses souvenirs, sa vie. Zoé, elle, s’ouvre peu à peu à l’amour maternel qui la lie à la vieille dame. Zoé regrette la mère qu’elle a perdue trop jeune. Madeleine, elle, regrette le mari qui l’a quittée et qu’elle n’a jamais cessé d’aimer. Elle regrette aussi une vie qui l’abandonne, elle qui va se retrouver comme une coquille, vidée de sa substance, de son âme. Tissant un lien entre le passé et le présent, le réalisateur Fernand Dansereau a utilisé de séquences d’un de ses anciens films où la même actrice Monique Mercure avait trente-six ans.
moncinema.cyberpresse.ca, 3 et 10 novembre 2007

Loin d’elle, de Sarah Polley
Le film de Sarah Polley refait indirectement parler de lui, à travers l’expérience réelle et fortement médiatisée de Sandra Day O’Connor, ancienne présidente de la Cour suprême des Etats-Unis, qui a révélé à la presse la liaison de son mari atteint de la maladie d’Alzheimer avec une résidente de sa maison de retraite. Pour le Dr Cole du Centre McGovern de l’Université du Texas, les attitudes envers l’amour chez les personnes âgées sont en train de changer à travers le vieillissement d’une génération sexuellement plus libérée.
Le Monde-The New York Times, samedi 24 novembre 2007.

Mémoires d’enfance, de la compagnie IKB
La compagnie IKB et Acte Public projettent les 6 et 7 décembre 2007 au Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape (Rhône) une série pour la jeunesse construite à partir de souvenirs de personnes âgées.
Centre chorégraphique national, 30 ter av du Général Leclerc, 69143 Rillieux-la-pape cedex. acte.public@wanadoo.fr

Théâtre

On n’est pas seul dans sa peau, de Julie Bérès et Elsa Dourdet
Comment parler de ceux qui ne correspondent pas aux référents dominants : jeunesse, performance, beauté, dynamisme ? Comment parler de l’isolement qui frappe nos vieux, de leur mise à l’écart dans nos sociétés occidentales ? Comment penser notre rapport à la mort et à l’existence et ne pas avoir peur de vieillir ? Ces questions ont incité les deux scénaristes, Julie Bérès et Elsa Dourdet, à s’immerger durant un mois et demi dans une maison de retraite à Villejuif. Le résultat : une pièce de théâtre où cinq interprètes (deux actrices, un acrobate, un danseur et un marionnettiste) incarnent une vieille dame dont la mémoire part en lambeaux, et font glisser les spectateurs vers un monde frôlant l’absurde, les embarquant dans ses paysages intérieurs, pour traverser des fragments, des souvenirs éparpillés, des bribes de pensée.
Centre dramatique national de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Salle Maria Casarès, 01 48 70 48 90, www.cdn-montreuil.com. Du 19 novembre au 2 décembre 2007.

Média

Grande cause nationale
Un clip de trente secondes, un spot radio et des visuels presse/affichage représentant la perte de mémoire ont été conçus par l’agence Saatchi & Saatchi pour la campagne de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer. Plusieurs média ont diffusé le clip télévision (France 2, France 3, France 4, France 5, Arte, Public Sénat, la Chaîne parlementaire), le spot radio (France Info, France Inter et Radio bleue) et les visuels (groupe Prisma Presse, La Tribune). Le Monde, VSD et Femme actuelle ont prévu de le faire du 10 au 16 décembre. Du 12 au 26 novembre, La Poste diffuse le film dans trois cents bureaux. www.agevillagepro.com, 19 novembre 2007.

Philatélie

Timbre
Les services postaux américains vont émettre en 2008 un timbre destiné à accroître la prise de conscience du grand public sur la maladie d’Alzheimer, dans le cadre de son programme d’émission Social awareness (prise de conscience sociale). L’objectif est d’attirer l’attention sur les causes de la maladie, l’impact sur les personnes malades, les aidants et la société, et la recherche qui permettra peut-être de trouver des traitements pouvant prévenir ou retarder la progression de la maladie.
La directrice artistique Ethel Kessler et l’illustrateur Matt Mahurin ont souhaité mettre en avant l’importance des aidants dans la vie des personnes malades. Trois mots : soin, soutien, recherche, apparaissent dans le coin supérieur droit. Les services postaux américains, qui disposent de trente-sept mille bureaux distributeurs, touchent cent quarante-six millions de foyers et entreprises, six jours par semaine.
www.earthtimes.org, 1er novembre 2007.

Expositions

Alzheimer, un journal photographique, de Jean Grothé
Le psychologue québécois Jean Grothé a réalisé un journal photographique composé de notes manuscrites et de photos de sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer entre 1996 et 2000. Au début, il a photographié sa mère comme on le fait pour conserver des souvenirs de famille. Mais le journal photographique a pris forme deux ans après le décès, survenu en 2001. En ordonnant chronologiquement les photos, des réminiscences de la longue traversée partagée ont resurgi. Le photographe a associé des notes manuscrites pour rendre compte de la progression de la maladie et ses conséquences pour les proches. Le journal photographique sera exposé de façon quasi-permanente à la Maison Alzheimer de Laval.
www.expressoutremont.com, 11 novembre 2007. www.courrierlaval.com, 1er novembre 2007. espacecanoe.ca/alzheimerjournal.

Retour haut de page