Nouvelles têtes : France Alzheimer (1)

France Alzheimer a procédé au renouvellement de ses deux conseils scientifiques, composés de seize experts. Emmanuel Hirsch, directeur de l’Espace éthique de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et du département de recherche en éthique à l’Université Paris-Sud 11, membre du comité de pilotage de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer, a été nommé président du conseil scientifique en sciences humaines et sociales. Le Professeur Mathieu-Pierre Ceccaldi, chef du service de neurologie et neuropsychologie de l’hôpital La Timone à Marseille a été élu président du conseil scientifique en sciences médicales. 

www.agevillagepro.com, 7 février 2011.

Nouvelles têtes : politique du médicament (2)

En pleine tempête du Mediator, trois instances clés de la politique du médicament changent de tête. A la présidence de la Haute autorité de santé, le Professeur Jean-Luc Harousseau, hématologue, succède au Pr. Laurent Degos. A la direction de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSaPS), le Professeur Dominique Maraninchi, cancérologue, remplace Jean Marimbert. Enfin Gilles Johanet, ancien directeur de l’assurance maladie, devrait prendre la présidence du Comité économique des produits de santé (CEPS), organisme interministériel qui fixe le prix des médicaments remboursés par la sécurité sociale, en concertation avec les industriels. Il succèdera à Noël Renaudin.

Actualités sociales hebdomadaires, 4 février 2011. Les Echos, 18 février 2011.

Nouvelles têtes (3)

Sabine Fourcade, administratrice civile, a été nommée directrice générale de la cohésion sociale (DGCS) en remplacement de Fabrice Heyriès, nouveau directeur des affaires publiques, économiques et du développement durable chez l’assureur Groupama. Sabine Fourcade est également déléguée interministérielle aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes ; déléguée interministérielle à l’innovation, à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale ; déléguée interministérielle à la famille.

Antoine Durrleman, magistrat à la Cour des comptes, devient président de la 6ème chambre (santé et sécurité sociale), en remplacement de Rolande Ruellan, qui prend sa retraite.

Cécile Courrèges quitte la direction de l’Agence régionale de la santé de Bourgogne pour rejoindre l’inspection générale des affaires sociales (IGAS). Elle est remplacée à titre intérimaire par Didier Jaffre, directeur de l’offre de soins et de l’autonomie de l’ARS Bourgogne.

www.annuaire-secu.com, 12 février 2011.

Dépendance : saisine du Haut conseil de l’assurance maladie

Le Premier ministre a saisi le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie dans le cadre du débat national sur la dépendance. Le Haut conseil devrait être amené à prolonger sa réflexion engagée dans son avis « Vieillissement, longévité et assurance maladie », dans plusieurs directions : la définition des concepts et l’identification du « qui paie quoi »; la manière dont s’articulent, dans la perspective des personnes et des professionnels concernés, les différentes prestations et les différents intervenants ; ce qu’une meilleure organisation des soins peut apporter à la prise en charge de la perte d’autonomie, et ce qu’une meilleure prise en charge de la perte d’autonomie peut apporter à l’optimisation du recours aux soins. Le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie est présidé depuis octobre 2009 par Denis Piveteau, conseiller d’Etat et ancien directeur de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Le vice-président est Alain-Cordier, inspecteur général des Finances et ancien président de la CNSA.

Dépendance : attendre serait une faute morale

Six mois pour débattre de la réforme de la dépendance, c’est court, mais Nicolas Sarkozy ne veut plus attendre, ce qui serait pour lui « une faute morale impardonnable » : « les données du problème, nous les connaissons toutes » ; « nous pouvons toujours refuser de regarder cet avenir en face mais cet avenir va finir par devenir notre présent. S'agissant de l'allongement de durée de vie et du vieillissement, il est écrit d'avance et ses conséquences aussi. En vérité, nous n'avons pas le choix, nous devons choisir maintenant quelle place nous allons faire dans notre société à l'âge et au grand âge » : « c'est sans doute dans les regards du handicapé et du malade, dans le regard du vieillard, ou de l'enfant que se lit le bonheur de vivre dans une société. Cette étincelle est celle de la vie, de l'importance et du respect qu'on lui accorde. Et c'est de nous-mêmes, de notre propre histoire, de notre propre avenir au fond de notre propre dignité dont il s'agit, parce que ces malades, ces handicapés, ces enfants, ces vieillards sont nos parents, ces vieillards - si tout se passe bien ! -- ce sera nous. Je n'ai pas le sentiment de parler des autres en parlant d'eux. C'est de nous dont il s'agit. Quelle estime pourrions-nous avoir de nous-mêmes si nous étions incapables de traiter dignement nos parents, incapables de les aider à vivre pleinement jusqu'à la fin de leurs jours, à vivre, pas seulement à survivre ? Comment pourrions-nous alors, quand, à notre tour, nous serons devenus fragiles et vulnérables, comment à ce moment là après avoir oublié nos parents, nous pourrions demander l'aide et l'attention de nos enfants ? C'est cela qui est en cause. Ceux qui auraient abandonné leurs parents ne seraient pas les mieux placés pour demander à leur tour à leurs enfants de ne pas leur faire à eux, ce qu'ils n'ont pas hésité à faire à leurs parents ». 

Actualités sociales hebdomadaires, Les Echos, Le Monde, Le Figaro, 9 février 2011. www.elysee.fr, 8 février 2011.

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