Discriminations : de quoi parle-t-on ?

Le ministère de la Justice lance une campagne d’information intitulée : « Luttons contre les a priori pour vaincre la discrimination », invite les internautes à générer leur propre affiche et à la diffuser sur le réseau social Twitter (#apriori), et à déposer des initiatives dans une « boîte à projets ». Le ministère précise, sur son site Internet, la définition et les formes de discrimination. « Au sens juridique, une personne ou un groupe est victime de discrimination si les critères suivants sont réunis : un traitement défavorable ou inégal comparé à d’autres personnes ou d’autres situations existe ; ce traitement défavorable se fonde sur un des critères interdits par la loi [vingt critères discriminatoires, dont l’âge] ; ce traitement défavorable intervient dans un domaine spécifié par la loi (l’accès à l'emploi, l’accès au logement, l’éducation ou la fourniture de biens et services). La discrimination est illégale et sanctionnée dans toutes les situations prévues par la loi. » Cependant, « dans certaines situations précises édictées par la loi, la discrimination est tolérée : par exemple, le fait de réserver certains contrats d'assurance (pour des critères de maladie ou de handicap, …). »

Ministère de la Justice, http://stop-discrimination.gouv.fr/informations/definitions-et-formes-de-discriminations (texte intégral). Actualités sociales hebdomadaires, 9 septembre 2015.

Vulnérabilité : centres experts

Les centres régionaux d’études, d’actions et d’informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité (CREAI) sont confortés dans leur rôle d’expertise et d’accompagnement en matière de politique sociale et médico-sociale en direction des personnes vulnérables. Un cahier des charges, publié en avril, adapte et précise les missions de ces organismes au service des pouvoirs publics mais aussi des gestionnaires d’établissements et des usagers. Il y a cinquante ans, rappelle Caroline Sédrati-Dinet, des Actualités sociales hebdomadaires, « dans le contexte de la création des DDASS et DRASS (directions départementales et régionales des affaires sanitaires et sociales), les CREAI avaient vocation à animer et à promouvoir diverses actions (prévention, observation, soins…) concernant les enfants et adolescents inadaptés. Après leur ouverture aux adultes en 1984, ils n’ont eu de cesse de se ré-agencer en fonction de l’évolution des politiques en direction des personnes handicapées et vulnérables pour devenir des organismes experts en matière d’observation des besoins et de production d’avis techniques pour les décideurs et les gestionnaires d’établissements. » Pour Jean-François Bauduret, vice-président du conseil scientifique et d’orientation de l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP) et fervent défenseur de ces structures, cette reconnaissance de la notion de vulnérabilité « est à saluer : tous les grands publics de l’action sociale sont dorénavant clairement mentionnés ». Ce n’est toutefois pas nouveau, précise Françoise Jan, présidente de l’Association nationale des CREAI (ANCREAI) : « depuis 1984, les CREAI avaient vocation à couvrir tout le champ de l’action sociale, de la protection de l’enfance à l’exclusion en passant par la protection judiciaire de la jeunesse, le handicap et la dépendance liée à l’âge. » En 2014, l’ANCREAI avait réalisé pour la Fondation Médéric Alzheimer une étude sur les politiques territoriales en faveur des publics atteints de maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées à travers les schémas d’organisation médico-sociale.

Actualités sociales hebdomadaires, 4 septembre 2015. Marabet B et Ledésert B. les politiques territoriales en faveur des publics atteints de maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées à travers les schémas d’organisation médico-sociale. ANCREAI, http://ancreai.org/sites/ancreai.org/files/rapport_ancreai_fma_definitif.pdf, Février 2014 (texte intégral).

Le rôle massif de l’aide informelle dans l’accompagnement de la maladie d’Alzheimer

Une étude conjointe de la Fondation Médéric Alzheimer et de la chaire Transitions démographiques-transitions économiques met en relief le rôle massif de l'aide informelle, bénévole, dans la prise en charge des malades atteints de démence, écrit Solveig Godeluck, des Echos. Selon ce rapport, la maladie d'Alzheimer coûte plus de 20 milliards d'euros par an. Une facture qui va s'accroître avec le vieillissement de la population : le nombre de personnes malades devrait passer de 860 000 en 2010 à 1.4 million en 2050. On s'attend à voir surgir 220 000 nouveaux cas par an. Du fait de la dispersion des données, l'étude n'a pas pu estimer le coût du financement par le secteur médico-social, c'est-à-dire les accueils de jour ou les séjours en maison de retraite. Mais le chiffre de 9 milliards d'euros avancé en 2004, lui, semble nettement dépassé. Reste la part des familles ou des proches, et celle de l'assurance-maladie. C'est l'entourage qui fournit le plus gros effort. Les soins prodigués par les proches - habillage, hygiène, ménage, gestion du budget… - sont estimés à 14 milliards d'euros en moyenne par an », contre 5.3 milliards d’euros pour les coûts médicaux et paramédicaux. « Il s'agit d'une valeur cachée car ces aidants, qui sont en général des conjoints, ne sont pas rémunérés et ne reçoivent pas d'aide financière de l’État (…). Le bénévolat est donc précieux pour réduire le coût de la prise en charge par la collectivité. Cependant, il a un coût social : les aidants sont épuisés, perdent des revenus, etc. Plutôt que de réduire l'aide informelle, les auteurs de l'étude préconisent d'en atténuer les conséquences négatives pour les aidants. Par exemple, en défiscalisant ou en augmentant l'allocation personnalisée d'autonomie, quand la part de l'aide informelle croît. Mais attention à ne pas "marchandiser" le bénévolat, car cela dévaloriserait les professionnels. Le rapport propose plutôt de former les aidants, pour lutter contre leur stress et leur isolement. »

Plisson M, Bérard A, Gervès C Fontaine R, Aquino JP. Combien coûte la maladie d’Alzheimer ? Fondation Médéric Alzheimer. Rapport d’étude n°9. Septembre 2015. www.fondation-mederic-alzheimer.org/Nos-Travaux/Nos-etudes (texte intégral). www.capgeris.com, www.pourquoidocteur.fr, www.senioractu.com, 8 septembre 2015. www.espacedatapresse.com, www.24hsante.com, www.cadureso.com, Hospimédia, Topsanté, Yahoo, 9 septembre 2015. http://psyzoom.blogspot.fr, 10 septembre 2015. www.lesocial.fr, www.silvereco.fr, 11 septembre 2015.www.agevillage.com, Egora, https://lesitedesaidants.fr, 14 septembre 2015. Protection sociale, 16 septembre. AFP, www.lefigaro.fr, www.europe1.fr, www.passeportsante.net, www.20minutes.fr, www.leparisien.fr, Le Berry, L’Yonne, Le Populaire, Centre Presse Aveyron, La République, La Montagne, Le Journal du Centre, La Dépêche du Midi, Le Pays, Les Echos, Ariège News, Yahoo, Santé médecine-Journal des femmes, Le Figaro, Mutualité française, Boursorama, Le Généraliste, Relax News, Archives Orange, 17 septembre 2015. http://news.doctissimo.fr/, La Provence, le Quotidien du Pharmacien, Le Midi libre, 18 septembre 2015. Les News Eco, 19 septembre 2015. http://france3-regions.francetvinfo.fr, 20 septembre 2015. http://actualite24.info, Le Républicain lorrain, BFM TV, http://lci.tf1.fr, /www.facebook.com, http://fondation.edf.com/, www.gerontonews.com, www.fhf.fr, www.ouest-france.fr, www.domidom.fr, e-News, Ad Hoc News, Agoravox, 21 septembre 2015. Actualités sociales hebdomadaires, www.localtis.info, www.femmeactuelle.fr, 22 septembre 2015.

Plan Maladies neurodégénératives 2014-2019 : lancement opérationnel

Une circulaire du 7 septembre 2015 « assure le lancement opérationnel de la mise en œuvre du plan Maladies neurodégénératives pour les agences régionales de santé (ARS) et délègue les autorisations d’engagement des crédits dédiés à la mise en œuvre de plusieurs mesures du plan assurant la continuité avec le plan Alzheimer échu. » Pour le gouvernement, « l’inclusion dans le périmètre du plan de maladies neurodégénératives touchant les personnes à différents âges de la vie, du jeune adulte aux Personnes âgées, implique une mobilisation large des associations et acteurs du handicap comme des Personnes âgées. Pour mémoire, sont principalement concernées la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, la maladie de Parkinson et la sclérose en plaques. »

Ministère des Affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. Circulaire SG/DGOS/R4/DGS/MC3/DGCS/3A/CNSA/2015/281 relative à la mise en œuvre du plan maladies neuro-dégénératives 2014-2019, 7 septembre 2015.

Plan Maladies neurodégénératives 2014-2019 : unités spécifiques Alzheimer

Des crédits sont alloués pour que les agences régionales de santé ouvrent les places prévues pour atteindre les objectifs du plan Alzheimer 2008-2012. Pour les PASA (pôles d’activités et de soins adaptés), l’objectif est de 25 000 places ; 64% ont été réalisées. Pour les unités d’hébergement renforcées, 1 250 places étaient installées, soit 75.3% de la cible.

Ministère des Affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. Circulaire SG/DGOS/R4/DGS/MC3/DGCS/3A/CNSA/2015/281 relative à la mise en œuvre du plan maladies neuro-dégénératives 2014-2019, 7 septembre 2015.

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