Priorité européenne 2008

Félicitant l’organisation Alzheimer Europe pour la publication de son livre annuel Dementia in Europe Yearbook, dédié en 2007 au soutien social aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et à leurs aidants dans vingt-sept pays d’Europe, Vladimir Spidla, commissaire européen pour l’Emploi, les affaires sociales et la non-discrimination, a insisté sur le besoin de formation des médecins et des aidants professionnels pour améliorer le soin et l’accompagnement des personnes malades. Il a mis en avant l’importance d’une méthode ouverte de coordination permettant d’échanger les meilleures pratiques dans le domaine et d’inclure l’impact de la maladie d’Alzheimer dans les futures politiques de planification de la dépendance et de la santé. La Française Françoise Grossetête, députée européenne et présidente de l’Alliance européenne contre la maladie d’Alzheimer, a rappelé son intention de faire de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées une priorité de santé publique européenne dans une déclaration écrite en 2008. Jean-Baptiste Brunet, attaché de santé à la représentation permanente de la France, rappelant l’engagement du gouvernement français et la préparation d’un plan national Alzheimer, a annoncé l’intention de la présidence française de dédier une conférence européenne à la maladie d’Alzheimer et a invité Alzheimer Europe à collaborer à cet événement. www.medicalnewstoday.com , 9 novembre 2007. 

Pour un modèle stratégique du handicap

Réfléchissant sur la stratégie du futur plan Alzheimer britannique, les professeurs Jill Manthorpe, du King’s College et Steve Iliffe, de l’University College de Londres proposent, dans un contexte de ressources toujours plus rares, de rechercher des solutions pragmatiques dans trois directions : la minimisation des risques psychosociaux (harm ), l’amélioration ciblée et le choix des services qui pourront bénéficier d’un financement protégé à court, moyen et long-terme. Il s’agit notamment de construire un modèle du handicap définissant clairement les résultats attendus (outcomes ) afin de convaincre les décideurs politiques et le Trésor public.
J Dementia Care , novembre/décembre 2007.

Contre le dépistage systématique

Selon un consensus international à paraître dans le Journal of American Medical Association(International dementia screening ; collaborative dementia screening in primary care ), un dépistage (screening ) de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées ne serait justifié que s’il existait un test sûr, fiable et simple et un traitement. Ces conditions ne sont pas réunies. Les professeurs Jill Manthorpe, du King’s College et Steve Iliffe, de l’University College de Londres, suggèrent que le futur plan Alzheimer britannique évite le recours au dépistage systématique pour réduire le délai de diagnostic :« il faut éviter l’impossible ».
J Dementia Care , novembre/décembre 2007.

Annonce du diagnostic : le droit de ne pas savoir

Que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées souhaitent connaître leur diagnostic ou non, elles devraient au moins avoir le droit de décider pour elles-mêmes si elles veulent être informées. 
Le droit de ne pas savoir devrait être respecté, ainsi que le droit de désigner une personne de confiance (trusted person) pouvant accéder à l’information sur leur santé en leur nom. C’est la position d’Alzheimer Europe, qui constate également, à partir d’une étude internationale menée en France, en Allemagne, en Ecosse, en Espagne et au Portugal, que seule la moitié des aidants reçoit une information adéquate au moment du diagnostic. Alzheimer Europe publie donc une recommandation en dix-neuf points sur l’annonce du diagnostic à l’attention des gouvernements. J Dementia Care , novembre/décembre 2007.

Plan Alzheimer : Québec

Philippe Couillard, ministre de la Santé et des services sociaux québécois, a annoncé la mise en place d’un comité d’experts chargé d’élaborer un plan d’action national sur la maladie d’Alzheimer. Formé de médecins omnipraticiens et de spécialistes, de chercheurs, d’un membre de la Fédération des sociétés Alzheimer et de représentants des milieux communautaires et institutionnels, il est présidé par Howard Bergman, professeur de gériatrie à l’Université McGill et directeur du réseau québécois de recherche sur le vieillissement. L’organisation Baluchon Alzheimer, un service à domicile de répit aux proches « qui s’accompagne d’un transfert de connaissances », verra sa subvention multipliée par dix, passant à un montant maximum récurrent d’un demi million de dollars (trois cent quarante mille euros) et voit sa survie assurée. 
www.cyberpresse.ca , 16 novembre 2007. www.cnw.ca , 20 novembre 2007.

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