Excédents de la CNSA

La Commission des affaires sociales a adopté le 19 octobre un amendement de la députée UMP des Ardennes Bérengère Poletti, visant à empêcher la récupération par l’assurance maladie de cent millions d’euros votés l’an dernier au profit des personnes âgées : « on ne peut pas accepter cette reprise de cent millions d’euros, même si ces crédits sont réinjectés dans la base de l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) 2011. Les besoins dans le secteur sont énormes et l’aide à l’investissement doit être maintenue ».

www.agevillagepro.com, 25 octobre et 8 novembre 2010.

Accueil temporaire : quels freins ?

La CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) a lancé un atelier national sur l’hébergement temporaire. « Malgré la dynamique enclenchée par les plans nationaux, notamment le plan Alzheimer, le développement de l’hébergement temporaire est marqué par une faiblesse relative du nombre de places installées, une répartition très inégale sur le territoire et, de manière générale, il ne semble pas rencontrer l’adhésion des usagers », indique la CNSA. Cet atelier pratique, réunissant des gestionnaires, des représentants d’usagers, l’Etat, des Conseils généraux, des maisons départementales des personnes handicapées, des institutions impliquées dans les réseaux de coordination, doit, entre octobre 2010 et janvier 2011, « produire collectivement un document de synthèse relatif aux conditions de développement de l’hébergement temporaire pour personnes handicapées et pour personnes âgées en perte d’autonomie, afin de mieux répondre aux attentes et aux besoins des usagers et de leurs aidants, et d’aider à la structuration d’une offre de services cohérente vis-à-vis des institutions publiques et des gestionnaires de structures. Les spécificités et le constat que les développements diffèrent sur les champs du handicap et de la perte d’autonomie liée au grand âge seront pris en compte, y compris en intégrant dans les réflexions la prise en charge dédiée aux malades d’Alzheimer ».

www.lalettrecnsa.fr, octobre 2010.

Plan Alzheimer : unités d’hébergement renforcées en USLD

En 2010, les soixante-et-une unités d’hébergement renforcées sélectionnées par les Agences régionales de santé bénéficient d’un financement de 3.05 millions d’euros, alloués par le Fonds pour la modernisation des établissements de santé publics et privés (FMESPP) au titre de l’investissement, soit cinquante mille euros pour chaque UHR.

www.www.sante-sports.gouv.fr, circulaire DGOS/R4/2010/360, 24 septembre 2010. lagedor.fr, 19 octobre 2010. www.agevillage.com, 19 octobre 2010.

Plan Alzheimer : les MAIA (1)

Dans le cadre de la mesure 4 du plan Alzheimer, les Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer (MAIA) font l’objet d’une expérimentation pilotée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), avec un financement conjoint de 9.2 million d’euros pour deux ans. Les MAIA visent à coordonner et intégrer les différents services de prise en charge, en se moulant dans les particularismes locaux : il n’y a donc pas un seul modèle de MAIA, explique Olivier Dupont, responsable de l’équipe pilote nationale à la CNSA. Les promoteurs des dix-sept sites expérimentaux sont des Conseils généraux, des réseaux de santé, des associations, des centres locaux d’information et de coordination (CLIC), des groupements de coopération sociale et médico-sociale(GCSMS). A la fin de l’expérimentation, les maisons de retraite pourront aussi devenir des porteurs de MAIA. Après un an et demi, où en est-on ? soixante-et-un équivalents temps plein de gestionnaires de cas et dix-sept pilotes de projet ont été recrutés. La MAIA du vingtième arrondissement de Paris, ancien site Prisma (projet de recherche sur l’intégration de services à domicile), est un groupement de coopération sociale et médico-sociale, portée par l’hôpital Tenon (Assistance publique des hôpitaux de Paris), l’Association gériatrique de l’Est parisien (un réseau de santé), la Fondation des Œuvres de la Croix Saint-Simon, l’AMSAD Léopold-Bellan (une association de maintien à domicile) et a Fondation nationale de gérontologie (FNG). Claire Astier, pilote de projet, constate : « on touche à un point sensible : l’impact sur les pratiques professionnelles. Olivier Dupont ajoute : « l’intégration est difficile à réaliser : les acteurs n’ont pas forcément l’envie de travailler au décloisonnement, ce qui démontre l’importance d’un pilotage local. Mais l’ensemble des sites a progressé vers une plus grande co-responsabilité ».

Le Mensuel des maisons de retraite, août-septembre 2010.

Plan Alzheimer : les MAIA (2)

La MAIA teste aussi le nouveau métier de gestionnaire de cas. Caroline Landel, ergothérapeute de formation, assure la coordination avec les structures d’aide à domicile, l’hôpital, les médecins généralistes, les familles. 80% de ses interventions concernent des personnes présentant des troubles cognitifs. Quelles difficultés ? Depuis son lancement, la MAIA rencontre des difficultés chroniques de recrutement : il faut trouver des candidats pour un projet expérimental, sans certitude de lendemain, et pallier d’éventuels congés de maternité. L’équipe de gestionnaires de cas est en sous-effectif : quatre équivalents temps plein étaient prévus, ils ne sont que 1.6. Caroline Landel ne peut suivre que dix-sept personnes. Depuis 2008, soixante dix-huit demandes de gestion de cas ont été reçues, pour une file active de quarante-sept personnes. Les sorties de la file active s’expliquent par des décès, des déménagements, ou la sortie du dispositif ou l’entrée en institution. Encore méconnues du grand public, les MAIA souffrent d’un problème d’image et de positionnement : les différentes appellations (MAIA, centre autonomie 75-20, service de gestion de cas) ne facilitent pas l’identification. Certains publics ne comprennent pas pourquoi ils sont pris en charge par des « maisons Alzheimer » quand ils sont simplement en situation de grande dépendance, et d’autre n’ont pas envie d’être des « cas » qu’on gère, explique Claire Astier. Au niveau national, trente-cinq nouveaux sites de MAIA sont prévus en 2011, cent en 2012, la couverture totale du territoire étant prévue d’ici 2014, avec quatre cents à six cents MAIA.

Le Mensuel des maisons de retraite, août-septembre 2010.

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