Projets de recherche France Alzheimer

L'association France Alzheimer a attribué 1.1 million d'euros à douze équipes de recherche. En sciences médicales, les projets soutenus portent sur le rôle neuroprotecteur des facteurs de croissance mimant l'insuline, l'effet d'une alimentation riche en acides gras oméga-3, le trafic intracellulaire du peptide amyloïde, le rôle de la protéine prion dans la physiopathologie de la maladie d'Alzheimer, le rôle protecteur de la microglie, la réplication de l'ADN dans la mort neuronale, les contributions respectives du processus pathologique et du vieillissement cérébral, l'autophagie dans la dégénérescence neuronale ; le vaccin contre les maladies à prion ; la régulation de l'inflammation.
En sciences humaines et technologies, les effets de la référence à soi sur la mémoire ; le fonctionnement quotidien et les habitudes de vie du couple personne malade/conjoint ; les déficits de mémoire prospective (capacité à penser dans le futur, par exemple penser à prendre ses médicaments à telle heure) ; l'évaluation des capacités de décision ; l'évaluation des effets d'une prise en charge précoce cognitivo-comportementale ; l'évaluation des usages des technologies innovantes.

Fil mauve : des ateliers pour apprendre à la famille à vivre avec la maladie

Dans le cadre du dispositif Priorité santé mutualiste de la Mutualité française, les ateliers Fil mauve s'adressent aux aidants familiaux de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Ils réunissent en moyenne huit personnes, conjoints et enfants de personnes malades, et sont organisés de façon à ce que les participants se sentent « libérés » : les ateliers ont souvent lieu dans des maisons de retraite, des accueils de jour ou des services de soins à domicile, où les personnes malades sont prises en charge pendant toute la durée de la réunion, explique Christiane Dressen, sociologue consultante à Edusanté, concepteur des ateliers Fil Mauve. Chaque atelier est animé par un psychologue et un infirmier. Le programme se compose de quatre séances collectives de deux heures, espacées de trois semaines. Les séances sont précédées et suivies d'un entretien individuel d'une heure avec le psychologue pour définir et réaliser un projet personnel de l'aidant, afin de l'autoriser à prendre du temps pour soi, faire de l'exercice, voir des amis...

Mutualistes, janvier-mars 2010.

Technologies du domicile

L'Agora du réseau domiciliaire est une nouvelle association créée par neuf entreprises et opérateurs des télécommunications (Bouygues Télécom, EDF, France Télécom, Legrand France, Numericable, Sagemcom, Schneider Electric, SFR, Thomson), qui souhaitent que le déploiement de services et d'applications technologiques soit une réalité dans les foyers français. « Un réseau domiciliaire est destiné à interconnecter l'ensemble des équipements technologiques du foyer, pour développer des services pratiques et innovants. Il prolonge l'Internet et les réseaux des opérateurs de télécommunication vers les objets du domicile, afin de permettre la délivrance de services de toute nature aux occupants de la maison ». Pour passer à la vitesse supérieure, il faut réfléchir à des normes qui permettent une interopérabilité entre toutes les technologies utilisées dans la maison. L'objectif est ambitieux : inventorier, qualifier et fédérer les solutions existantes ou en développement, pour créer un véritable cadre industriel, explique le président de l'Agora est Jean-Pierre Lacotte, directeur des relations institutionnelles Europe de Thomson. « On parle de ce sujet-là depuis près de vingt ans, mais il tarde à décoller. Les différents métiers concernés fonctionnent par silo : le multimédia, la domotique, les services à la personne... Mais il n'existe aujourd'hui pas d'interopérabilité entre eux. Or on imagine mal, chez les gens, un empilage de boîtiers et de câbles sans qu'ils sachent à quoi ils correspondent et sans savoir non plus vers qui se retourner lorsque cela ne marche pas ».

Le Journal du domicile et des services à la personne, janvier 2010.

Transport : lever un frein pour l’accueil de jour

Le transport est l’un des principaux freins au développement de l’accueil de jour. A la résidence Saint-Charles de Bayon (Meurthe-et-Moselle), l’ADMR (Association du service à domicile) et un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes se sont alliées pour faciliter les déplacements entre les domiciles et l’établissement par des aides à domicile de l’ADMR. Cela règle la question du moyen de transport et rassure les personnes âgées. Les partenaires ont signé le 1er mars 2009 une convention d’ « accompagnement transport ». Le coût prévisionnel est de 28.20 euros aller et retour. Le bénéficiaire paie cinq euros à l’ADMR, quelle que soit la distance parcourue. Les fonds européens, qui avaient déjà financé la création de l’accueil de jour, apportent 44% du reste, l’Etat 36% et l’établissement 20%. Après avoir réglé la question du transport, l’accueil de jour va s’attaquer à celle de l’information, en signant un partenariat avec la communauté de communes, et on organisant la sensibilisation des médecins généralistes par la cadre de santé de l’établissement, qui pourrait aussi visiter éventuellement les personnes âgées à leur domicile.

Le Journal du domicile et des services à la personne , janvier 2010.

L'accompagnement des aides à domiciles intérimaires

Absentéisme et turn-over sont des difficultés récurrentes des structures d'aide à domicile. Comment sécuriser les interventions des aides à domicile intérimaires ? « On ne peut pas garantir l'être humain à 100% », déclare Luc Viot-Coster, directeur commercial d'Adecco à domicile, qui a mis en place des incitations innovantes permettant aux intervenants de se rendre auprès des bénéficiaires quels que soient les aléas de leur vie personnelle. Pour les aléas les plus pénalisants, comme une panne de voiture ou un enfant à garder, l'entreprise a mis en place un système de mise à disposition de véhicule et de garde d'enfant. Si l'intérimaire n'a pas de moyen de locomotion, pour ne pas en faire un critère dissuasif d'embauche, l'intérimaire peut louer un véhicule pour cinq euros par jour, assurance et essence comprises dans la limite de cent cinquante kilomètres par jour), dès la première heure de travail. Une aide à l'obtention du permis de conduire de cinq cents euros est offerte aux intérimaires ayant réalisé quatre cent cinquante heures d'intervention au cours des douze derniers mois. La garde d'enfants, assurée par le service « SOS garde d'enfants » du Fonds d'action sociale du travail temporaire, est facturée un euro TTC par heure, avec un plafond de deux cent cinquante heures par an. Cette initiative a reçu le prix Handéo au salon des services à la personne 2009. Au plan financier, Adecco à domicile est bénéficiaire pour la première fois depuis 2004.

Le Journal du domicile et des services à la personne, janvier 2010.

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