Initiative des Fondations européennes sur la démence

Un groupe de Fondations européennes (The Atlantic Philanthropies, Fondation Médéric Alzheimer, Fondation Roi-Baudouin, Fondation Robert Bosch, Genio Trust) est convaincu que l’approche de proximité, au niveau de la collectivité locale, doit être développée pour prendre en compte toutes les difficultés associées à la démence : « les collectivités sont les lieux où les citoyens, les décideurs politiques peuvent joindre leurs forces à celles des personnes vivant avec une démence, pour créer des environnements durables et promouvoir une citoyenneté active. » En 2017, sous la présidence de la Fondation allemande Robert Bosch, l’Initiative des Fondations européennes sur la démence (EFID) récompensera les bonnes pratiques pour « donner une voix aux personnes vivant avec une démence, les écouter et créer les conditions et les opportunités de soutien par les pairs et l’expression en public. »

Network of European Foundations (NEF), www.efid.info/10, 17 avril 2017.

Ateliers

La Fédération Entrepreneurs & Go, qui compte soixante mille adhérents et cent quarante mille bénéficiaires dans mille deux cents activités professionnelles, propose des services complémentaires aux contrats de protection sociale (assistance santé pour des situations imprévues, prise en charge de situations exceptionnelles au titre du fonds social, autres services innovants). En 2017, Entrepreneurs & Go a choisi de s’engager aux côtés de France Alzheimer et maladies apparentées à travers une participation financière à deux actions de soutien aux personnes malades : 1/ les ateliers de mobilisation cognitive (action animée par un psychologue ou neuropsychologue pour le développement d’ateliers qui sollicite par des exercices cognitifs, en groupe, les capacités cognitives préservées des personnes malades telles que la mémoire à long terme, l’attention, la concentration, l’orientation spatio-temporelle, la planification…) ; 2/ les ateliers à médiation artistique (action qui permet à la personne malade de s’exprimer et de créer à travers la musique, la peinture, le théâtre, la danse ou la photographie). « À travers ces deux types d’ateliers qui placent la personne malade au cœur du dispositif, il s’agit, entre autres, de mobiliser les capacités cognitives préservées, rompre l’isolement, favoriser les rencontres et les échanges, faciliter l’expression verbale, la communication et le langage, renforcer la confiance et l’estime de soi, sans oublier de procurer du plaisir, du bien-être, de la détente et de la convivialité. Dans le même temps, ces actions peuvent offrir du répit à l’aidant ou lui donner du temps pour participer à des actions qui lui sont spécifiques », explique Joël Jaouen, président de France Alzheimer et maladies apparentées. En 2016, deux cents actions dédiées, portées par quarante-deux associations départementales France Alzheimer et maladies apparentées, ont profité à plus de deux mille personnes malades.

Droit d’aînesse : échange permis de conduire contre nouilles ou obsèques moins chères

« Avec le vieillissement des populations, de plus en plus d’aînés se retrouvent sur les routes derrière un volant. Pour ces seniors, conduite rime souvent avec autonomie et liberté d’action, notamment en province et à la campagne où les transports en commun sont moins développés que dans les grandes villes », rappelle Senioractu. Au Japon, les autorités veulent contrôler cette conduite perçue comme risquée, écrit le Japan Times. « Il y a quelques semaines, on apprenait que la police nationale japonaise lançait une action offrant aux conducteurs âgés d’échanger leur permis de conduire contre des ramens (plats de nouilles) à prix réduits. Un « deal » pour le moins étonnant. Mais cette semaine, on apprend que Heiankaku Co, une entreprise japonaise de pompes funèbres de la préfecture d’Aichi, propose d’échanger le permis contre des obsèques à tarifs réduits (-15%). L’entreprise se justifie, arguant qu’« elle organise cette promotion afin de protéger les conducteurs seniors des accidents de la route, mais également les autres conducteurs et piétons. » En pratique, la police remet une attestation à la personne âgée qui a rendu son permis ; ce qui lui permet ensuite de prouver qu’elle a bel et bien abandonné le volant. C’est cette preuve que la famille du défunt devra ensuite fournir à l’entreprise de pompes funèbres pour avoir accès aux tarifs promotionnels dans l’une de ses quatre-vingt-neuf agences. Dans la préfecture d’Aichi (Japon), les conducteurs âgés de soixante-quinze ans et plus sont impliquées dans 13.2% des accidents mortels en 2016, contre 7.7% en 2007. Certains accidents sont causés par des personnes confondant le frein et l’accélérateur, ou qui ont par erreur enclenché la marche arrière. En 2015, le taux de retour des permis de conduire des personnes âgées dans la préfecture d’Aichi était de 2.15%, au 32ème rang sur quarante-sept préfectures. Des efforts similaires à Osaka ont permis d’augmenter le taux de retour des permis de conduire à 5.41%.

Senteurs et contes culinaires

« Senteurs et contes culinaires » est un projet de recherche-action « pour exploiter la richesse des stimulations sensorielles multiples, centrées sur les odeurs et les goûts, pour redonner du bien-être aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et apparentés, et permettre de rétablir une forme de communication, par les échanges avec les aidants familiaux. » Les observations serviront de base à la réalisation d’un kit facilement accessible à toutes les personnes venant en soutien de personnes atteintes de troubles neurodégénératifs. Ce projet est mené à Paris et à Marseille, grâce au soutien du fonds de dotation Solimut Mutuelle de France.

www.culturehopital.fr/, 24 février 2017.

Dispositif urbain culture Alzheimer

Le Dispositif urbain culture Alzheimer (DUCA), qui existe à Paris, Beauvais et Marseille, propose « une intervention culturelle médiatrice de la santé et de lien social pour les personnes vivant à domicile atteintes de la maladie d’Alzheimer et leur famille, ancrée dans un dispositif expérimental de coopération sanitaire, sociale et culturelle de proximité. » Porté par l’association Culture et hôpital, et s’appuyant sur le Réseau Culture Ville Santé (groupement de coopération sociale et médico-sociale), le DUCA a pour objectif « de retarder la progression de la maladie et d’améliorer l’autonomie intellectuelle et physique des personnes dans un cadre culturel urbain. La musique et l’art activent des parties du cerveau qui restent intactes longtemps après le début des symptômes. Pour cela, le DUCA met en place un programme d’actions et d’ateliers artistiques dans des établissements culturels urbains (conservatoires, musées, centres culturels) suivis par une équipe mobile mixte pluridisciplinaire », et en lien avec un programme de recherche. Le programme repose sur : l’organisation de sorties culturelles suivies d’ateliers artistiques ; un parcours accompagné de la personne par une équipe mobile composée de soignants, de personnel paramédical et d’artistes ; une démarche participative intégrant le proche et l’aidant ; un programme de recherche. » Le DUCA s’adresse aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés sans critère d’âge, vivant à domicile, ainsi qu’aux proches et aux aidants. Il ne s’agit pas d’activités ponctuelles : le DUCA s’inscrit dans une logique de parcours, d’accompagnement au long cours. Les formules d’accompagnement sont variées, pour répondre à différents besoins : les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et leurs aidants peuvent commencer par participer à des « balades culturelles » qui leur sont dédiées, puis la personne malade peut participer à un « stage culturel, qui dégage trois jours de répit pour son aidant, et enfin bénéficier du programme à domicile, DUCADOM. Ces interventions à domicile, qui ont démarré fin 2014, s’adressent à des personnes fragiles et isolées, en lien avec les services infirmiers et les services d’aide à domicile. Ce sont les professionnels de ces services qui mettent en relation les personnes âgées, leurs aidants et l’équipe DUCA. « Lors d’une première visite, un professionnel élabore, en fonction des goûts de la personne et de ses besoins thérapeutiques, un parcours culturel d’une durée de six mois, renouvelable une fois. Un artiste, sensibilisé à la maladie, se rendra ensuite une heure tous les quinze jours chez la personne malade pour des ateliers, des représentations. Arts plastiques, musique, chant, danse… Tout est possible. Le programme est fondé sur l’échange, la stimulation des aptitudes cognitives et de la mémoire au travers des émotions. Mais aussi le plaisir que peut procurer une expérience artistique. »

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