Une ville « apprenante »

La maladie d’Alzheimer isole les personnes malades et leurs aidants. La ville allemande d’Arnsberg-im-Sauerland (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) s’est engagée à les inclure davantage dans la vie de la cité pour améliorer la qualité de vie collective. Avec le soutien de la Fondation Robert-Bosch, l’initiative mobilise de nombreux acteurs : les personnes malades, les proches aidants, les établissements, les médecins de famille, les crèches, les écoles, les associations de jeunesse, les paroisses, les associations, les créateurs d’évènements culturels, les commerçants et artisans locaux, les unions professionnelles et de nombreux habitants. Des affichettes ont été placardées à travers une campagne publicitaire « offensive » (offensive Öffentlichkeitsarbeit) chez les commerçants et dans les lieux publics. Une affiche présente une paire de chaussures dans laquelle l’un des embauchoirs est un combiné téléphonique, avec une question : « Avez-vous des difficultés à joindre Papy depuis quelque temps ? », un sous-titre : « De nombreux aidants de personnes atteintes de démence se sentent seuls ! Nous sommes là pour vous ! », et une réponse : « Le projet d’Arnsberg pour la démence vous conseille et vous soutient gratuitement. Prenez contact avec nous ». Une autre affiche montre une pelote de laine et des aiguilles à tricoter dans une casserole, et titre : « Les spaghetti de mamie n’ont plus tout à fait le même goût qu’avant. Etes-vous débordé par l’accompagnement de votre proche atteint de démence ? ». Sur l’affiche, on peut prendre des Post-it où sont inscrites les coordonnées des associations d’aide aux aidants.

Robert Bosch Stiftung, Magazin Gesundheit, juin 2012. 

Une collection de vêtements créée par des personnes malades

Une dizaine de résidentes de l'EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) d'Haubourdin (Nord), ont défilé devant une centaine de spectateurs pour présenter la collection de vêtements qu'elles ont dessinés et confectionnés. L'idée de ce défilé est venue d'un colloque en novembre 2011 sur les approches non médicamenteuses de la maladie d’Alzheimer, explique Christelle Lepers, aide médico-psychologique : « cette approche a l'avantage de créer un projet sur la durée, avec la confection des vêtements. Mais ce qui est vraiment différent, c'est que par le défilé, on travaille sur l'estime de soi, la mise en confiance face aux autres, l'approche, la conscience du corps aussi, s'en trouve changée ». Ce défilé a été l'occasion de réunir les familles, car beaucoup d'enfants et petits-enfants de résidents ne voulaient pas manquer l'événement. « Je suis contente que ça soit fini » s'exclame Lorraine, quatre-vingt-trois ans. Rayonnante, elle a du mal à trouver ses mots, pas en raison de la maladie d'Alzheimer, mais de l'émotion. À côté d'elle, son fils Patrice, encore étonné de voir sa maman à ce point métamorphosée. Pas de doute, l'expérience qu'elle vient de vivre restera gravée longtemps dans sa mémoire parfois défaillante. Il faut d'ailleurs qu'elle retrouve ses esprits pour répondre aux questions. Pour parler, elle a besoin aussi du regard bienveillant de l'aide médico-psychologique, comme si elle avait peur de dire des bêtises. « Si je savais coudre ? Oui, un peu ». Elle n'avait jamais défilé, ni porté de vêtements de mode. « Me sentir belle ? Je ne sais pas. Non. Mais j'étais contente de tenir la main d'une si jolie petite fille » ose-t-elle d'un ton timide. Les applaudissements enfin, « oui, je les ai entendus, ils étaient contents ». L'ancienne ouvrière dans le textile est toute fière dans sa robe blanche du défilé final. « C'est cela que nous recherchions. Vous n'avez pas idée de l'impact à long terme que ce genre de projets peut avoir », estime Nathalie Declercq, cadre de santé.

www.lavoixdunord.fr, 20 juin 2012.

Le droit aux vacances

Michel Chegaray, président des petits frères des Pauvres, déclare : « la question du droit à des temps de vacances pour les personnes âgées et du droit au répit pour les entourages ne peut être considérée comme mineure », et rappelle que son association organise des séjours relais ou de répit pour des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et leurs aidants familiaux.

www.senioractu.com, 27 juin 2012.

Vivre ensemble avec les autres, pour les autres

La Société Alzheimer allemande (deutsche Alzheimer Gesellschaft) propose une nouvelle brochure de cent pages, accompagnée d’un DVD, intitulée « avec les autres, pour les autres – les personnes atteintes de démence et leurs proches dans la communauté » (« Miteinander-Füreinander » – Menschen mit Demenz und ihre Angehörigen in der Gemeinschaft »). Le DVD propose un reportage sur trois maisons intergénérationnelles où vivent des personnes atteintes de démence et leurs aidants.

Deutsche Alzheimer Gesellschaft, Newsletter, juin 2012.

Prix Adessadomicile

La fédération nationale Adessadomicile réunit quatre cents services d’aide et de soins à domicile. Elle a remis ses premiers prix en présence d’Albert Lautman, directeur national de l’action sociale de la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse). L’accueil de jour Les Lucioles à Reyrieux (Ain) a reçu le premier prix 2012 dans la catégorie soins à domicile pour la mise en place d’un espace sensoriel destiné aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. L’accueil de jour avait déjà reçu le premier prix 2008 Adessa/Fondation Médéric Alzheimer sur la thématique Vivre et mieux vivre à domicile, avec et malgré la maladie d’Alzheimer, pour son projet « L’art pour un autre regard ».

www.agevillagepro.com, 11 juillet 2012.

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