Chine : recherche thérapeutique (1)

MT Hsieh et ses collègues, de la Faculté de pharmacie de l'Université médicale Taichung de Taiwan, publient une revue de la recherche expérimentale sur les plantes ayant une activité anti-amnésique. D'autres équipes explorent des technologies très avancées. Ainsi, l'Institut de pharmacologie et de toxicologie de Pékin (Yang Z et al) travaille sur l'utilisation de nanotubes de carbone comme vecteurs de médicaments dans la maladie d'Alzheimer, et montre qu'il est possible de délivrer de l'acétylcholine (un neurotransmetteur) par la voie des lysosomes (organite intracellulaire participant à la dégradation enzymatique de la cellule) plutôt que par celle des mitochondries (centrale énergétique de la cellule), voie plus toxique.
Au plan thérapeutique, le centre de santé mentale de l'Université du Sichuan à Chengdu (Liang X et al) propose l'hypothèse de traiter la démence à corps de Lewy par stimulation magnétique transcrânienne répétée.

Planta Med. Hsieh MT et al. Review on Experimental Research of Herbal Medicines with Anti-Amnesic Activity. 23 décembre 2009. Nanomedicine. Yang Z et al. Pharmacological and toxicological target organelles and safe use of single-wall carbon nanotubes as drug carriers in treating Alzheimer's disease. 4 janvier 2010. Med Hypotheses. Liang X et al. Repetitive transcranial magnetic stimulation (rTMS): a possible novel therapeutic approach to dementia with Lewy bodies. Janvier 2010.

Chine : recherche économique (2)

Au plan économique, YC Kuo et ses collègues de l'Institut de la santé et de la protection sociale de l'Université nationale Yang Ming de Taipei (Taiwan) explorent le modèle optimal de prise en charge de la démence. Ils ont comparé les coûts de prise en charge et la qualité de vie des personnes malades vivant à domicile ou en institution auprès de cent quarante couples aidant principal/personne malade. Le coût annuel direct est trois fois plus élevé en institution (464 193 dollars taïwanais ; 10 270 euros) qu'à domicile (144 047 dollars taïwanais ; 3 187 euros), mais le coût annuel indirect (aide informelle apportée par les aidants) huit fois plus élevé à domicile (287 904 dollars taïwanais ; 6 370 euros) qu'en institution (35 665 dollars taïwanais ; 789 euros). Le coût de prise en charge à domicile de personnes malades sévèrement dépendantes est significativement plus élevé à domicile qu'en institution. La dépendance physique est un déterminant significatif de la qualité de vie. Le maintien à domicile d'une personne démente peu dépendante physiquement, avec un soutien des aidants, est justifié au regard du coût et de la qualité de vie ; les personnes malades très dépendantes physiquement peuvent être prises en charge en institution, concluent les auteurs.

Arch Gerontol Geriatr. Kuo YC et al. Dementia care costs and the patient's quality of life (QOL) in Taiwan: home versus institutional care services. 28 décembre 2009.

Chine : recherche psychosociale (3)

Une étude collaborative, associant les Universités de Bâle (Suisse), Constance (Allemagne) et l'Académie des Sciences de Chine à Pékin, analyse la réciprocité du soutien intergénérationnel chez les aidantes filles de personnes âgées, auprès de deux cent quatre-vingt-douze aidantes chinoises et deux cent soixante-quatre aidantes allemandes. Chez les Allemandes et les Chinoises habitant en ville, la perception du déséquilibre de la relation est fortement lié à l'intention d'apporter du soutien à leurs parents âgés, à l'opposé des Chinoises des zones rurales. Les auteurs passent en revue les approches théoriques des relations intergénérationnelles prenant en compte le concept confucéen de piété filiale et les influences du changement social.

J Family Issues. Schwarz B et al. Reciprocity in intergenerational support: a comparison of Chinese and German adult daughters. 1er février 2010.

Inde : recherche fondamentale, recherche clinique

Au plan fondamental, l'Institut central de recherche sur le médicament de Lucknow (Uttar Pradesh) étudie l'effet de la curcumine (pigment orange du curcuma ou safran des Indes) sur la mémoire, l'activité acétylcholinestérase du cortex et le strass oxydatif, sur un modèle animal de démence chez le rat.
Au plan clinique, K Prasad et ses collègues, du service de psychiatrie de l'Institut du comportement humain et sciences apparentées de Delhi, ont réalisé un audit clinique portant sur cinquante-et-une personnes démentes (maladie d'Alzheimer 45%, démence fronto-temporale 25%. Le médicament le plus prescrit est le donépézil (52% des personnes malades). Un antipsychotique est utilisé chez 47% des personnes malades.

Pharmacol Res. Agrawal R et al. Effect of curcumin on brain insulin receptors and memory functions in STZ (ICV) induced dementia model of rat. 21 décembre 2009. Indian J Psychiatry. Prasad K et al. Clinical practice with antidementia and antipsychotic drugs: audit from a geriatric clinic in India. Octobre-décembre 2009.

« Rien par la bouche » : une option de dernier ressort

C'est le message clé d'un groupe de travail du Royal College of Physicians britannique, qui publie, en partenariat avec la société britannique de gastro-entérologie, une recommandation intitulée : « les difficultés et les dilemmes de l'alimentation orale : un guide de pratique des soins, particulièrement en fin de vie », passant en revue les arguments cliniques et éthiques concernant l'alimentation par sonde gastrique chez les patients qui ont du mal à avaler.

www.rcplondon.ac.uk, British Society of Gastroenterology. Oral feeding difficulties and dilemmas: a guide to practical care, particularly towards the end of life. 6 janvier 2010.

Retour haut de page