Réhabilitation cognitive au stade du déficit cognitif léger

Alexander Kurz et ses collègues, du service de psychiatrie et psychothérapie de l'Université technique de Munich (Allemagne) ont exploré les bénéfices d'un programme de réhabilitation cognitive à composantes multiples sur dix-huit personnes au stade du déficit cognitif léger et dix personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer au stade léger. L'intervention de groupe, d'une durée de quatre semaines, proposée en accueil de jour, comportait de la planification d'activités, un entraînement à l'affirmation de soi (self-assertiveness), des techniques de relaxation, de gestion du stress, l'utilisation d'aide-mémoires externes, de l'entraînement de la mémoire et des exercices moteurs. Après quatre semaines, les personnes au stade du déficit cognitif léger ont montré une amélioration significative pour les activités de la vie quotidienne, l'humeur, la mémoire verbale et la mémoire épisodique non-verbale. Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer au stade léger ont montré une amélioration non significative en terme de mémoire verbale, sans autres changements.

Int J Geriatr Psychiatr. Kurz A et al. Cognitive rehabilitation in patients with mild cognitive impairment. 17 juillet 2009.

Thérapie génique

Le centre Alzheimer de l'Université de Californie à San Diego entame une étude clinique de phase II sur cinquante personnes pour tester l'efficacité et la sécurité d'une thérapie génique chez l'homme. Le traitement expérimental utilise le transfert par neurochirurgie d'un gène codant de façon inductible pour le facteur de croissance neurotrophique (NGF) dans le cerveau, qui doit restaurer des neurones du système cholinergique.

University of California San Diego Health Sciences, 4 août 2009. newswise.com, 24 août 2009.

Environnement facilitateur

La désorientation spatiale est l'un des principaux motifs d'entrée en établissement d'hébergement. L'autonomie des résidants et leur qualité de vie sont fortement associées à leur capacité à atteindre certains endroits de leur maison de retraite. L'environnement physique a le potentiel de soutenir ces capacités. Une étude du département d'architecture de Dresde (Allemagne), menée par des infirmières de trente maisons de retraite, a évalué la capacité de repérage des résidants à travers cinq tâches. Les caractéristiques architecturales des établissements ont été analysées et leur impact quantifié. Les résultats confirment que les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer deviennent de plus en plus dépendantes d'un environnement compensateur lorsque la maladie progresse. Les facteurs architecturaux statistiquement significatifs comprennent un petit nombre de résidants par unité de vie, un plan de circulation bien défini de la circulation sans changements de direction, et la présence d'un seul séjour/salle à manger. Cette étude a donné lieu à des recommandations architecturales.

Am J Alzheimer's Dis Other Dement. Marquardt G et Schmieg P. Dementia-friendly architecture : environments that facilitate wayfinding in nursing homes. 1er Août 2009

Réduire la souffrance en unité spécifique

Bechor Zvi Aminoff, du centre médical Chaim Sheba de Tel Hashomer (Israel), propose le concept de syndrome de souffrance, pour décrire un ensemble de symptômes de la fin de vie des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, caractérisés par un score élevé sur l'échelle MSSE (mini-suffering state examination), une survie inférieure à six mois, et une aggravation irréversible et rebelle de la souffrance et de l'état de santé jusqu'au décès. L'échelle MSSE comporte dix items : agitation, cris, douleur, escarres, malnutrition, troubles de l'alimentation, action invasive, état médical instable, souffrance selon l'avis médical, souffrance selon l'avis de la famille. Chaque item est coté 1 (présence) ou 0 (absence). La souffrance est jugée haute si le score est compris entre 7 et 10, intermédiaire entre 4 et 6, et faible entre 0 et 3. L'auteur propose d'hospitaliser les personnes avec un score compris entre 7 et 10 dans une unité spécifique pour prendre en charge la souffrance pendant un mois environ. La sortie peut être envisagée si le score diminue durant l'hospitalisation.

Dementia. Aminoff BZ. Relief of suffering with dementia units. Innovations in care-the Israeli perspective. Août 2009. The Open Geriatric Medicine Journal. Aminoff BZ. End-stage Dementia: Aminoff suffering syndrome and relief of suffering units. 2008.

Médicaments et prévention des chutes en jardin thérapeutique

Le service de psychiatrie et sciences neuro-comportementales de l'Université de Virginie à Charlottesville a étudié l'impact d'une prise programmée de psychotropes sur le nombre et la sévérité des chutes de vingt-huit résidants d'une maison de retraite, ayant accès à un jardin thérapeutique. Le type et la dose des médicaments ont été suivis un an avant et un an après l'ouverture du jardin. Les chercheurs ont observé une réduction de 30% de la fréquence des chutes et leur sévérité chez les utilisateurs fréquents du jardin par rapport aux utilisateurs occasionnels. Ils constatent également, chez les utilisateurs fréquents, une réduction significative des antipsychotiques à haute dose et une augmentation du nombre de personnes sans antipsychotiques, mais aucune modification des anti-dépresseurs, hypnotiques et anxiolytiques.

Am J Alzheimer's Dis Other Dem. Detweiler M et al. Scheduled medications and falls in dementia. Août 2009.

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