Prothèse cognitive

Le projet de recherche européen CogKnow, financé par le sixième programme-cadre de l’Union Européenne (www.cogkow.eu ), vise à aider les personnes à se rappeler ce qu’elles doivent faire, à maintenir le contact social, à réaliser les activités de la vie quotidienne et à accroître leur sentiment de sécurité. Développée avec les personnes malades et leurs aidants, la première « prothèse cognitive » de ce projet se présente sous la forme d’un téléphone portable sans clavier. Pour appeler un aidant ou un membre de la famille, la personne cliquera sur une image sans avoir à composer le numéro. Le système détectera les mouvements des personnes et déclenchera une alarme en cas d’oubli de rendez-vous ou de prise de médicaments. Il sera testé à l’été 2007 en Irlande du Nord, en Suède et aux Pays-Bas. 
cordis.europa.eu , 4 avril 2007. 

Réhabilitation

Le département de psychologie et neuroscience de l’Université de Milan a engagé un programme de réhabilitation auprès de cinquante personnes atteintes d’une maladie d’Alzheimer probable, de stade léger à sévère. Les personnes ont été traitées par thérapie d’orientation à la réalité (ROT-Reality Orientation Therapy ), associée si nécessaire à des approches cognitives individualisées. Le suivi à dix-sept mois montre un bénéfice significatif en terme de cognition (score MMSE passant de 16.06 à 17.04), statut fonctionnel (score ADL de 4.86 à 5.02), troubles psychologiques et du comportement (score NPI de 21.46 à 12.26). Ces résultats préliminaires doivent être vérifiés par une étude clinique randomisée. 
Behav Neurol , Raggi et al, The effects of a comprehensive rehabilitation program of Alzheimer’s disease in a hospital setting . 21 mars 2007.

Microglies

Le Professeur Serge Rivest, de l’Université Laval (Québec) , titulaire de la chaire de recherche du Canada en neuroimmunologie, a reçu le 12 avril le prix du public « découverte de l’année 2006 » du magazine Québec Science. Le chercheur et son équipe ont publié dans la revue Neuron une étude démontrant que les microglies, les cellules immunitaires du système nerveux central, loin d’être une des causes de la maladie comme cela était généralement admis dans la communauté scientifique, pouvaient s’avérer de puissants outils pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. Selon Serge Rivest, les microglies de la moelle osseuse sont attirées vers les protéines toxiques du cerveau et sont en mesure de les éliminer. Elles ont aussi l’avantage, contrairement aux autres types de cellules souches, d’infiltrer de façon naturelle les régions endommagées et de s’adapter aux conditions inflammatoires. 
www.quebechebdo.com , 15 avril 2007. Neuron, Simard AR et al, Bone marrow-derived microglia play a critical role in restricting senile plaque formation in Alzheimer’s disease , 16 février 2006.

Répétition verbale

Quels objectifs cliniques se fixent les médecins, les personnes malades et les aidants lors d’un traitement de la maladie d’Alzheimer par les médicaments ? Une équipe canadienne a évalué l’action de la galantamine à quatre mois chez cent trente personnes à domicile atteintes de formes légères à modérées de la maladie. Les objectifs cliniques individualisés à atteindre ont été définis par les personnes malades, les aidants et les médecins traitants (Goal attainment scaling ). La diminution de la répétition verbale a plus souvent été identifiée comme objectif à atteindre par les personnes malades ou les aidants (44%) que par les médecins (18%). Après quatre mois de traitement, les auteurs ont observé une diminution significative de la répétition verbale chez 58% des personnes traitées par la galantamine contre 24% des personnes recevant un placebo (aucun principe actif). La diminution de la répétition verbale étant associée à d’autres améliorations, les auteurs suggèrent de l’utiliser comme marqueur d’une réponse positive au traitement.
www.prdomain.com , 6 avril 2007 ; Neurology. Rockwood K et al, Effect of galantamine on verbal repetition in AD: a secondary analysis of the VISTA trial , 3 avril 2007.

Formes sévères

Le laboratoire japonais Eisai a retiré sa demande d’autorisation d’Aricept (donepezil) pour le traitement des formes sévères de la maladie d’Alzheimer en Europe. L’agence européenne d’évaluation du médicament (EMEA), tout en reconnaissant l’efficacité du produit dans l’amélioration de la cognition, souhaite des données complémentaires sur l’amélioration des activités de la vie quotidienne.
www.reuters.com , 13 avril 2007.

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