Traitements non consentis

Une étude menée par le Pr Jan Hamers, de l’École de santé publique et soins primaires de l’Université de Maastricht, et vice-président du Conseil provincial de santé publique du Limbourg (Pays-Bas), auprès de huit cents personnes atteintes de déficit cognitif, âgées en moyenne de 81.6 ans, montre que des traitements « non consentis » (involuntary treatments : contraintes physiques, administration de médicaments psychotropes, soins « non consensuels ») ont été utilisés chez 39% de ces personnes. Dans 79% des cas, il s’agit de soins non consensuels (médicaments cachés dans la nourriture, hygiène forcée) et dans 41% des cas de l’administration de psychotropes. Des contraintes physiques (siège refusé ou trop profond, barrières de lit bilatérales) sont présentes dans 7% des cas. Ces traitements « non consentis », souvent demandés par la famille de la personne malade, sont fortement associés au fardeau de l’aidant, à la dépendance pour les activités de base de la vie quotidienne, au fait de vivre seul, et à un diagnostic de démence.

Hamers JP. Behind Closed Doors: Involuntary Treatment in Care of Persons with Cognitive Impairment at Home in the Netherlands. J Am Geriatr Soc 2016; 64(2): 354-358. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26805454.

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