Maladie d’Alzheimer préclinique et risque de chute

Susy Stark, professeur assistant d’ergothérapie, et ses collègues neurologues et radiologues de l’Université Washington de Saint Louis (Missouri, Etats-Unis), ont suivi pendant un an une cohorte de cent vingt-cinq personnes atteintes de maladie d’Alzheimer préclinique suspectée par la présence de biomarqueurs cérébraux ou issus du liquide céphalo-rachidien. Une charge amyloïde cérébrale élevée et la présence de protéine tau phosphorylée dans le liquide céphalo-rachidien sont associées à un risque plus précoce de première chute (risque multiplié par 3).

Joseph Gaugler et ses collègues, de l’École de soins infirmiers de l’Université du Minnesota (Etats-Unis), dans une étude rétrospective portant sur près de quatre cents personnes ayant des troubles de la mémoire, observent un déclin des capacités mentales et fonctionnelles, ainsi qu’une augmentation du recours à l’hôpital et des dépenses à la charge du patient, bien avant l’identification formelle des troubles de la mémoire.

National Institute on Aging, 28 juin 2013. www.nia.nih.gov, Stark SL et al. Preclinical Alzheimer disease and risk of falls. Neurology, 26 juin 2013. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23803314. Gaugler JE. Analysis of cognitive, functional, health service use, and cost trajectories prior to and following memory loss. J Gerontol B Psychol Sci Soc Sci 2013 ; 68(4): 562-567. Juillet 2013. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23009955.

Nutrition : régime méditerranéen

En Espagne, Elena Martínez-Lapiscina et ses collègues, du département de médecine préventive et santé publique de l’Université de Navarre, ont mené une étude randomisée auprès de deux cent quatre-vingt-cinq personnes à haut risque vasculaire, suivies pendant 6.5 ans par huit centres de santé. Un régime alimentaire contenant de l’huile d’olive est associé à un risque de survenue de déficit cognitif léger réduit de 70% par rapport au groupe témoin.

Martínez-Lapiscina EH et al.Virgin olive oil supplementation and long-term cognition: the Predimed-Navarra randomized trial. J Nutr Health Aging 2013; 17(6):544-552. Juin 2013. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23732551.

Activité cognitive tout au long de la vie : quel effet protecteur ?

L’exercice cérébral depuis l’enfance et jusqu’à un âge avancé préserve-t-il réellement la mémoire ? Robert Wilson et ses collègues, du centre Alzheimer et du centre médical de l’Université Rush de Chicago (Illinois, Etats-Unis), ont suivi trois cents personnes chaque année pendant les six dernières années de leur vie. Après avoir passé des tests neuropsychologiques, ces personnes ont rempli un questionnaire leur demandant notamment s’ils avaient participé, durant les différentes périodes de leur vie, à des activités mentalement stimulantes, telles que la lecture ou l’écriture. Les lésions cérébrales pathologiques (accidents vasculaires cérébraux massifs ou microscopiques, charge amyloïde, densité des microfibrilles tau) ont été étudiées post mortem. Par rapport aux personnes ayant une activité mentale moyenne, le déclin cognitif est réduit de 32% chez les personnes ayant eu une activité mentale fréquente dans la dernière partie de leur vie. Le déclin cognitif chez les personnes ayant eu une activité mentale peu fréquente est 48% plus rapide que chez les personnes ayant une activité mentale moyenne. L’activité mentale à elle seule explique 15% de la différence de déclin cognitif non associé aux plaques amyloïdes et à la protéine tau pathologique.

Wilson RS et al. Life-span cognitive activity, neuropathologic burden, and cognitive aging. Neurology, 3 juillet 2013. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23825173. American Academy of Neurology, 3 juillet 2013.

Activités de loisirs

Daniel Eriksson Sörman et ses collègues, du département de psychologie de l’Université d’Umeå (Suède), ont suivi, pendant quinze ans, près de mille cinq cents personnes âgées non atteintes de démence à l’inclusion. L’activité totale et l’activité sociale, mais pas l’activité mentale, sont associées à une réduction du risque de démence. Toutefois, cette association n’est statistiquement significative que dans les cinq ans suivant l’inclusion.

Eriksson Sörman D et al.Leisure Activity in Old Age and Risk of Dementia: A 15-Year Prospective Study. J Gerontol B Psychol Sci Soc Sci, 13 juin 2013. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23766435.

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