Annonce du diagnostic aux proches : quels effets ?

Une revue systématique de la littérature, menée par Yuri Bemelmans, du département de neurobiologie de l’Université Radboud de Nimègue, en collaboration avec le département d’éthique médicale de l’Université Erasmus de Rotterdam (Pays-Bas) et l’Institut de santé publique de Cambridge (Royaume-Uni), analyse les effets psychologiques, comportementaux et sociaux de l’annonce du diagnostic par des biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer, à des proches de personnes malades participant à des essais cliniques. Quatorze études de bonne qualité méthodologique ont été retenues. La plupart des proches, en bonne santé cognitive, sont des parents au premier degré de personnes malades. L’annonce d’une mutation dans le gène APOE ε4 n’augmente pas l’anxiété ni la dépression chez les proches dans la perception de leur propre risque, mais induit un stress lié au test, et conduit à des changements de comportement concernant la santé et la souscription d’une assurance dépendance. Il n’existe pas encore d’études empiriques sur l’annonce d’un diagnostic non génétique faisant appel à des biomarqueurs.

Bemelmans SA et al. Psychological, behavioral and social effects of disclosing Alzheimer’s disease biomarkers to research participants: a systematic review. Alzheimers Res Ther, 10 novembre 2016. www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5103503/ (texte intégral).

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