La maladie se transmet-elle par les gènes ?
Une étude a été menée par un groupe de chercheurs américains et suédois, sous la direction de Margaret Gatz, Professeur à l’University of South California, à Los Angeles. Elle a porté sur le patrimoine génétique de 11 184 paires de jumeaux suédois, dont 392 paires au sein desquelles un ou deux des jumeaux souffraient de la maladie d’Alzheimer. Dans un article publié le 6 février dans les Archives of General Psychiatry, l’équipe croit pouvoir affirmer que la maladie d’Alzheimer, dans au moins 80% des cas, trouve son origine dans le patrimoine génétique des personnes atteintes. « Cela semble vouloir dire qu’il y a une cause génétique à la maladie », déclare le professeur Gatz, en précisant toutefois que « cela ne veut pas dire que l’environnement n’est pas important » ;
Senioractu.com, 16 mars 2006 ; today.reuters.fr, 16 mars 2006 ; Archives of General Psychiatry, février 2006 ; www.e-sante.fr, 28 février 2006 ; www.lemonde.fr, 7 février 2006
Comorbidités et maladie d’Alzheimer.
La maladie d’Alzheimer évolue sur environ une période de dix ans. L’existence d’affections associées est censée influencer le cours naturel de la maladie. A partir d’une étude multicentrique française, REAL.FR, les auteurs ont étudié 579 patients, de 77 ans de moyenne d’âge et ayant 20 de MMS (Mini Mental Status) moyen. Les maladies cardio-vasculaires sont les plus fréquentes (34%), devant les handicaps sensoriels (23%) et les pathologies neurologiques (18%). Le suivi de quatre groupes différents, selon le nombre de comorbidités (de zéro à huit) devrait permettre de préciser l’influence de celles-ci sur l’évolution naturelle de la maladie d’Alzheimer.
Revue de médecine interne, article de Artaz MA. et Boddaert J, vol. 27, n° 2, février 2006
Fumer accroît le risque.
Le tabagisme entraîne un déficit en vitamine C. Or cette dernière agit en synergie avec un antioxydant, la vitamine E, qui exerce un effet protecteur dans les maladies fortement liées à l’inflammation, comme par exemple le cancer ou la maladie d’Alzheimer. 
www.e-sante.fr, 6 mars 2006
Danger : aluminium.
Une étude effectuée par l’équipe du Professeur Jean-François Dartigues (Université de Bordeaux) confirme qu’une trop forte teneur en aluminium de l’eau du robinet accroît le risque de maladie d’Alzheimer. Autre facteur de risque : certaines formes particulières de la lipoprotéine E. www.doctissimo.fr, 24 mars 2006
L’imagerie médicale peut aider à prédire le risque. 
Le Professeur Jagust, de l’Université de Californie, a scanné le cerveau de soixante personnes âgées de soixante-neuf ans à l’activité cérébrale normale. Une fois par an, pendant quatre ans, l’examen a été recommencé. Six de ces personnes ont développé ensuite des formes de démence précoce ou des troubles des facultés cognitives. L’examen des images a montré que chaque fois que l’on notait une baisse du métabolisme du glucose dans les régions frontales et latérales du cerveau, un déclin du fonctionnement mental se produisait. AgeVillage.com, 4 mars 2006
Trois marqueurs du risque de maladie d’Alzheimer.
Le dosage de trois marqueurs présents dans le liquide céphalorachidien de patients qui présentent un léger trouble cognitif semble un outil de choix pour évaluer le risque ultérieur de maladie d’Alzheimer. Ceci est la conclusion d’une étude qui paraît sur le site internet de la revue The Lancet Neurology. L’étude a été menée sur une cohorte de 137 patients. Les marqueurs choisis étaient la peptide amyloïde beta (Aß 42), la protéine T-tau et la protéine tau phosphorylée (P-tau). L’étude précise que 42% des patients ont développé une maladie d’Alzheimer dans les quatre à cinq ans et qu’il existe une corrélation entre les concentrations initiales de ces marqueurs et le risque de maladie d’Alzheimer. www.caducee.net, 20 mars et 14 février 2006
Objectif dépistage précoce. 
Une équipe de chercheurs suédois a étudié des marqueurs précoces de la maladie, présents dans le liquide céphalo-rachidien de 480 personnes présentant des troubles cognitifs modérés. Une relation significative a été établie entre des taux anormaux de différentes protéines dosées et l’apparition de maladie d’Alzheimer dans les quatre à six ans suivants. Le Quotidien du Médecin, n°7893, février 2006
Dépression et maladie de Parkinson. 
La dépression est un trouble fréquemment rencontré dans l’évolution de la maladie de Parkinson. Sa fréquence est estimée à 31% des cas, après analyse rétrospective de 45 études conduites sur la maladie de Parkinson. Mais le repérage de ce trouble de la thymie est souvent gêné par l’intrication de certains symptômes moteurs et psychiques. 
www.sf-neuro.orgLes cahiers du Parkinson, n° 14, mars 2006
L’émergence des supercentenaires.
L’augmentation du nombre des centenaires s’explique en particulier par la chute de la mortalité à 80 ans. On assiste à l’apparition de supercentenaires, qui atteignent parfois l’âge de 110 ans. Et demain leur nombre va-t-il continuer de croître ? Jusqu’à quel niveau la mortalité des personnes âgées de 100, 105 et 110 ans pourra-t-elle continuer de baisser ?
Revue de gériatrie, article de J.M. Robine, février 2006

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