Cognitive Stimulation Therapy for Dementia: History, Evolution and Internationalism (Aging and Mental Health Research), de Lauren Yates, Jen Yates,...

La thérapie de stimulation cognitive est une intervention destinée aux personnes atteintes de démence, proposant une gamme d’activités agréables capables de stimuler la réflexion, la concentration et la mémoire, habituellement dans un environnement social, comme un petit groupe de personnes (Woods B et al, 2012). Cette thérapie a eu un impact très important sur le plan clinique, et s’est diffusée dans le monde entier, expliquent l’équipe du Pr Martin Orrell, de l’Université de Nottingham et le Pr Bob Woods, directeur du centre de développement de services (DSDC) à l’Université de Bangor (Royaume-Uni), qui ont largement contribué à sa conceptualisation et à son évaluation. Les chercheurs montrent comment cette thérapie peut significativement améliorer la cognition et la qualité de vie de personnes avec une démence, et proposent une réflexion théorique sur ses mécanismes d’action, et sa mise en œuvre pratique dans des contextes cliniques dans des cultures aussi éloignées que le Japon, la Nouvelle-Zélande ou l’Afrique sub-saharienne.

Yates LA et al. Cognitive Stimulation Therapy for Dementia: History, Evolution and Internationalism (Aging and Mental Health Research). 12 octobre 2017. 282 p. Abingdon-on-Thames: Routledge. ISBN : 978-1-1386-3117-5. www.routledge.com/Cognitive-Stimulation-Therapy-for-Dementia-History-Evolution-and-Internationalism/Yates-Yates-Orrell-Spector-Woods/p/book/9781138631175. Woods B et al. Cognitive stimulation to improve cognitive functioning in people with dementia. Cochrane Database Syst Rev 2012; (2):CD005562. Février 2012. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22336813.

Protéger les majeurs vulnérables - Quels nouveaux droits pour les personnes en fin de vie ?, sous la direction de Karine Lefeuvre et Valérie Depa...

Professeur à l’École des Hautes études de santé publique (EHESP), Karine Lefeuvre est directrice adjointe du département des sciences humaines et sociales, personne qualifiée au Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge et membre du laboratoire Institut de l’Ouest : droit et Europe (IODE, UMR 6262). Maître de conférences à l’Université Paris 13-Sorbonne Paris Cité, Valérie Depadt a participé à la mission présidentielle de réflexion sur la fin de vie, présidée par le Pr Sicard. Elle est membre de l’Institut de recherche pour un droit attractif (IRDA) et de l’équipe d’accueil EA 1610. Depuis la loi de 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie, la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016 est venue renforcer les droits des patients, en proposant de nouvelles dispositions qui témoignent de la complexité de ce sujet sensible, rappellent les juristes. Mais quels sont les apports réels de cette loi ? Dans quelle mesure a-t-elle renforcé le respect de la volonté des personnes en fin de vie, créé un droit à la sédation et consolidé les mesures anticipatives ? Après deux ouvrages consacrés à la place des familles et à l’intérêt de la personne protégée, ce nouveau volume explore la loi dans toutes ses dimensions : politique et sociétale, éthique et philosophique, juridique et internationale. À l’appui des regards et témoignages croisés d’experts, professionnels de la santé et du social, associations d’usagers et chercheurs, il invite à une analyse éclairée et pluridisciplinaire sur la question sociétale et individuelle de la fin de vie.

Lefeuvre K et Depaedt V. Protéger les majeurs vulnérables (vol. 3) - Quels nouveaux droits pour les personnes en fin de vie ? Rennes : Presses de l’EHESP. Novembre 2017. 240 p. ISBN: 978-2-8109-0625-3. www.presses.ehesp.fr/produit/proteger-majeurs-vulnerables-vol-3.

Les unités Alzheimer constituent-elles une forme de ségrégation ?

Façonnés par l’action publique, parcourus par les personnes âgées qui y vivent et les professionnels qui les accompagnent, les territoires du vieillissement sont multiples et au cœur de nombreux enjeux de société, expliquent Vincent Caradec, professeur de sociologie à l’Université de Lille (CeRIES) et ses collègues. Ces territoires sont aussi ceux des interventions professionnelles. Pour Marion Villez, maître de conférences en sociologie à l’Université Paris Est-Créteil Val-de-Marne (laboratoire interdisciplinaire de recherche sur les transformations des pratiques éducatives et des pratiques sociales-LIRTES), les débats, pratiques et politiques publiques se sont progressivement structurés autour d’une tension entre deux grandes polarités : d’un côté, un mode d’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer fondé sur la ségrégation, instituant, à partir de l’étiquette Alzheimer, des espaces de vie et d’accompagnement spécialisés (les unités spécifiques); de l’autre, un accompagnement misant sur l’hétérogénéité des personnes accueillies dans des espaces-temps communs à tous. Pour la sociologue, la spécialisation s’est imposée comme la forme incontournable d’adaptation au nouveau « public cible » constitué par les personnes atteintes de troubles cognitifs, rendant invisible l’autre voie qui aurait pu s’avérer une réelle alternative : l’absence d’unités spécifiques. La réalité quotidienne est complexe. Afin de « faire tenir ensemble » la collectivité des résidents, les professionnels construisent et réinventent sans cesse de subtils équilibres « dosant » les formes de spécialisation. Il s’opère ainsi une « pensée du commun en actes » autour d’une double tension : relier le séparé et séparer le relié.

Caradec V et al. Introduction : Les territoires du vieillissement. Lien Soc Pol 2017 ; 79 : 4-16. Octobre 2017. www.erudit.org/fr/revues/lsp/2017-n79-lsp03241/1041729ar.pdf(texte intégral). Villez M. Relier le séparé, séparer le relié. Enquête sur l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en EHPAD. Lien Soc Pol 2017 ; 79 : 113-132. Octobre 2017. http://retro.erudit.org/revue/lsp/2017/v/n79/1041735ar.pdf (texte intégral).

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