6 687 : c’est le nombre d’abonnés (followers) au site Twitter de l’Australienne Kate Swaffer...

6 687 : c’est le nombre d’abonnés (followers) au site Twitter de l’Australienne Kate Swaffer, présidente de Dementia Alliance International, un groupe de personnes malades qui défendent elles-mêmes leurs droits dans le monde entier, et notamment auprès des Nations-Unies. Le slogan de l’association est : « rien à propos de nous, sans nous » (Nothing about us, without us). Élue « Australienne du Sud de l’année » en 2017, elle déclare sur News Breakfast : il y a des personnes comme moi dans le monde entier qui apprennent à vivre avec une démence, au lieu de rentrer chez elles pour mourir. » Ancienne infirmière, Kate Swaffer a appris son diagnostic en 2008, l’année de ses 50 ans.

30 milliards d’euros : c’était le coût de prise en charge des personnes âgées dépendantes en France...

30 milliards d’euros : c’était le coût de prise en charge des personnes âgées dépendantes en France, tous financeurs confondus, en 2014, selon une étude de la DREES (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). Ce montant représente 1.4% du PIB [produit intérieur brut, indicateur de la richesse créée par le pays] et recouvre trois volets de dépenses : les frais de santé, la prise en charge de la perte d’autonomie et les frais d’hébergement. En plus des prestations sociales, ce montant de 30 milliards intègre aussi les quotes-parts des dépenses en faveur des personnes dépendantes au sein de dispositifs fiscaux à portée plus générale ainsi que les restes à charge des ménages, qui concernent principalement les frais d’hébergement. Selon la DREES, à l’horizon 2060, la dépense totale doublerait, à 2.78 points de PIB.

60 euros : c’est le nouveau tarif de la visite longue...

60 euros : c’est le nouveau tarif de la visite longue (visite d’évaluation par le médecin traitant). « La visite longue et complexe, réalisée par le médecin traitant au domicile du patient, en présence des aidants habituels, concerne les patients en affection de longue durée (ALD) pour une pathologie neurodégénérative identifiée, particulièrement ceux atteints de la maladie d'Alzheimer et de la maladie de Parkinson. Cette visite est codée « VL ». Elle peut être tarifée trois fois par an et/ou en cas de modification de l'état de santé du patient ou de son environnement nécessitant de réévaluer l'adéquation entre les besoins du patient et des aidants naturels et les moyens mis en place. Au cours de cette visite, le médecin traitant réalise une évaluation gérontologique comprenant notamment l'évaluation de l'autonomie et des capacités restantes, l'évolution des déficiences (cognitives, sensorielles, nutritionnelles, locomotrices), l'évaluation de la situation familiale et sociale ; assure la prévention de la iatrogénie médicamenteuse ; repère chez les aidants naturels d'éventuels signes d'épuisement physique et/ou psychique ; informe le patient et les aidants naturels sur les coordinations possibles avec d'autres intervenants ; sur les structures d'aide à la prise en charge : accueil de jour, hébergement temporaire, réseaux et associations ; sur la possibilité de formation pour les aidants naturels ; sur la possibilité d'une protection juridique du patient ; inscrit les conclusions de cette visite dans le dossier médical du patient. »

8 000 dollars US par mois (6 870 euros)...

8 000 dollars US par mois (6 870 euros): c’est le reste à charge moyen d’une chambre privée en maison de retraite aux Etats-Unis en 2017, selon l’assureur Genworth. Les coûts ont augmenté de 5.5% en un an et de 50% depuis 2004. Les durées d’hospitalisation ont diminué, passant d’une semaine à trois jours, ce qui accroit la charge en soins des services de soins de suite et de réadaptation gérés par les maisons de retraite, qui doivent recruter du personnel qualifié en conséquence.

Family Caregiver Alliance. National Center on Caregiving 2017; 17-9. 11 octobre 2017.

80% : c’est la proportion d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) évitables

80% : c’est la proportion d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) évitables, selon les centres américains de contrôle et prévention des maladies (CDC), qui alerte : « après plusieurs décennies de déclin, la prévention s’est relâchée. Près de 800 000 Américains sont victimes d’un AVC chaque année, plus de 140 000 en meurent et de nombreux survivants ont des séquelles invalidantes. » Une tension artérielle élevée est le facteur de risque modifiable le plus important. La démence est 5 à 6 fois plus fréquente chez les personnes ayant eu un AVC que dans la population générale. Un quart à un tiers des personnes ayant eu un AVC seront atteints de démence (Makowiak MA et Pasquier F, 2015).

Centers for Disease Control and Prevention. Preventing Stroke Deaths. www.cdc.gov/vitalsigns/stroke/index.html, 6 septembre 2017. Makowiak MA et Pasquier F. Démences vasculaires. In : Démences - Traité de neurologie. 2015. Pp 394-403. Paris : Doin. ISBN : 978-2-7040-1429-3. Jaul E et Meiron O. Systemic and Disease-Specific Risk Factors in Vascular Dementia: Diagnosis and Prevention. Front Aging Neurosci, 17 octobre 2017. www.frontiersin.org/articles/10.3389/fnagi.2017.00333/full (texte intégral).

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