Cadre de santé : pour une culture de la bientraitance

Informer sur les méfaits de la maltraitance ne suffit pas. S’il est indispensable que les équipes aient une véritable autonomie de pensée, s’interrogeant régulièrement sur leurs pratiques soignantes, elles doivent aussi savoir que certaines limites ne sont pas négociables. C’est la mission des cadres qui, malgré les contraintes et l’isolement parfois importants dans les institutions gériatriques, doivent jouer pleinement leur rôle de manager, en faisant preuve de neutralité et d’exemplarité. Pour ce faire, ils doivent pouvoir prendre appui sur le corps médical et être, avec lui, les garants d’une culture de la bientraitance dans leurs établissements.
Soins Gérontologie , Alice Casagrande, mai juin 2007

Bien parler pour bien traiter

Faute de formation continue suffisante, d’une réelle politique de bientraitance dans les institutions gériatriques, de représentations sociales de la vieillesse, les soignants peuvent être maltraitants par le langage. Adapter un langage professionnel adapté à la population âgée est le gage d’une meilleure qualité des soins, donc d’une attitude bientraitante à son égard. Il faut réfléchir au mode verbal de la prise en charge dès l’accueil de la personne âgée en institution. Le langage en gériatrie est révélateur d’une vision commune de la vieillesse. La bienveillance langagière nécessite donc une réflexion collective favorisée par la formation continue.
Soins Gérontologie , Séverine Decayeux, mai juin 2007

Epuisement professionnel et maltraitance

Etudiante en 3ème année de formation en soins infirmiers, Chrystel Terreau a, lors de ses différents stages en EHPAD, été interpellée par le non-respect de la dignité des personnes âgées parfois rencontré dans ces établissements. A travers une enquête, elle a cherché à connaître les raisons et les conditions qui conduisaient à ces situations de maltraitance. Au regard des résultats, il semblerait que le syndrome d’épuisement professionnel soit en cause pour une part importante, même s’il n’est pas le seul facteur favorisant. Soins Gérontologie , Chrystel Terreau, mai juin 2007

Mini temps : faire le maximum

Le temps minimum de présence du médecin coordonnateur est désormais fixé par la loi. C’est plus long que ce qui existe dans nombre d’établissements (parfois 0,40 d’équivalent temps plein !). Mais encore beaucoup trop court par rapport aux besoins, affirme la Fédération des associations de médecins coordonnateurs. Une étude réalisée en 2006 avait conclu que pour un établissement moyen de quatre-vingt huit lits, avec un GIR moyen pondéré de 632, le médecin coordonnateur avait besoin d’au moins quatre-vingt huit heures par mois pour faire correctement son travail, alors que le décret n’impose qu’un minimum de 0,40 ETP, soir une trentaine d’heures de moins que le nécessaire.
Le Journal du Médecin coordonnateur , Judith Azéma, mai 2007

Le discrédit des maisons de retraite

Un Français sur deux (49%) affirme avoir « une mauvaise opinion des maisons de retraite » : charge financière jugée « excessive » (96%), « coût d’hébergement inassumable » (69%), « places disponibles insuffisantes » (86%), « soupçons ou constats de maltraitance » pour près �un tiers des sondés. Tel est l’un des principaux enseignements d’un sondage TNS Sofres, réalisé pour la Fédération hospitalière de France. « Les plus jeunes y mettent à contrecoeur leurs aînés » (79%, 3 points de plus qu’en 2005), « les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite » (84% des Français, 87% des plus de soixante-cinq ans). Mais 68% jugent que la prise en charge des personnes âgées par les pouvoirs publics n’est « pas satisfaisante ». 
Actualités sociales hebdomadaires , 18 mai 2007 ; www.senioractu.com , 18 mai 2007 ;www.agevillage.com , 14 mai 2007 ; http://tf1.lci.fr , 14 mai 2007

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