Risque des aidants : comment l'évaluer ?

Dans le cadre de l'essai clinique multicentrique randomisé REACH II (Resources for Enhancing Alzheimer's Caregiver Health), portant sur six cent quarante couples aidant/personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, et mené par SJ Czaja du service de psychiatrie et comportement du centre du vieillissement de l'Université de Miami (Floride, Etats-Unis), une nouvelle échelle de seize critères a été développée pour évaluer six domaines liés au risque des aidants et pouvant faire l'objet d'une intervention : la dépression, le fardeau, le soin de soi et les comportements de santé, le soutien social, la sécurité et les problèmes liés au comportement de la personne malade. Cette échelle multidimensionnelle donne des résultats comparables dans trois cultures ethniques différentes.

Family Caregiver Alliance, 10 août 2009. Czaja SJ et al. Development of the risk appraisal measure : a brief screen to identify risk areas and guide interventions for dementia caregivers. Juin 2009.

Aide aux aidants: l'expérience du Pays de Galles

Les équipes de gérontologie sociale et de psychologie clinique de l'Université de Bangor (Pays de Galles, Royaume-Uni), analysent la mise en oeuvre à cinq ans de la stratégie du Pays de Galles pour les aidants, mise en place en 2000, à partir d'entretiens auprès d'aidants professionnels et bénévoles. Les perceptions divergent, entre les perceptions positives des aidants professionnels concernant l'amélioration de l'accès au soutien et la diversité des types de soutien, et l'expérience quotidienne des aidants. Les professionnels apprécient le changement dans le processus d'évaluation, qui oblige à expliciter les résultats pour les aidants, et a eu un effet incitatif sur le financement de nouveaux services. Cependant, ces nouveaux services n'ont atteint qu'un nombre limité d'aidants, en raison de problèmes d'organisation et d'accès.

British J Social Work. Seddon D et al. A study of the Carers Strategy (2000) : supporting carers in Wales. Juillet 2009.

Maladie d'Alzheimer : un risque accru pour les aidants ?

L'équipe de Maria Norton, professeur associé de gérontologie à l'Université d'Etat de l'Utah (Etats-Unis) a suivi pendant dix ans plus de mille deux cents couples de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et de leurs aidants. Dans une communication au Congrès International sur le maladie d'Alzheimer (ICAD 2009) à Vienne, elle a rapporté que les conjoints auraient un risque accru de développer eux-mêmes une maladie d'Alzheimer. Chez les femmes, les aidantes dont les maris sont atteints de la maladie d'Alzheimer ont un risque multiplié par quatre, par rapport aux épouses dont les maris n'ont pas la maladie d'Alzheimer. Chez les hommes, ce risque est multiplié par douze. Pourtant, la maladie d'Alzheimer n'est pas contagieuse. L'explication la plus probable, selon le psychiatre Ralph Nixon de l'Université de New York et vice-président du comité scientifique de l'Association américaine, est que ce risque accru est lié au stress, un facteur de risque connu de la maladie d'Alzheimer. En outre, les personnes stressées sont moins enclines à respecter une alimentation équilibrée et à faire de l'exercice, ce qui accroît encore le risque. Pourquoi un risque plus élevé chez les hommes ? Selon Maria Norton, « les hommes âgés auraient tendance à s'appuyer sur leurs femmes pour maintenir le lien social avec les proches et les amis. Ce système de soutien social s'étiole lorsque la femme est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Par ailleurs, les hommes auraient tendance à moins aller voir le médecin sans y être incités par leurs épouses. Le risque d'hypertension ou d'hypercholestérolémie est accru, ce qui augmente également le risque de maladie d'Alzheimer».

www.webmd.com, 15 juillet 2009.

Proximité relationnelle : quel effet sur le déclin cognitif ?

Le service du développement familial et humain de l'Université d'Etat de l'Utah (Logan, Etats-Unis) a étudié l'effet de la proximité relationnelle des aidants à la personne aidée (caregiver-care recipient relationship closeness) sur le déclin cognitif et fonctionnel dans la maladie d'Alzheimer, en utilisant le modèle de Rusbult (investissement dans les relations dyadiques). Une étude quantitative a été menée auprès de cent soixante-sept participants (64% de femmes, âgées en moyenne de quatre-vingt-six ans, vivant depuis quatre ans avec une maladie d'Alzheimer ou une maladie apparentée), vus à l'occasion de six visites pendant vingt mois. La proximité relationnelle des aidants et la présence de conjoints aidants a un effet statistiquement significatif sur l'atténuation du déclin cognitif des personnes malades.

www.medicalnewstoday.com, 23 juillet 2009. J Gerontol B Psychol Sci Soc Sci. Norton MC et al. Caregiver-recipient closeness and symptom progression in Alzheimer's disease. The Cache County Dementia Progression Study. Septembre 2009.

Aide aux aidants: l'expérience du Pays de Galles

Les équipes de gérontologie sociale et de psychologie clinique de l'Université de Bangor (Pays de Galles, Royaume-Uni), analysent la mise en oeuvre à cinq ans de la stratégie du Pays de Galles pour les aidants, mise en place en 2000, à partir d'entretiens auprès d'aidants professionnels et bénévoles. Les perceptions divergent, entre les perceptions positives des aidants professionnels concernant l'amélioration de l'accès au soutien et la diversité des types de soutien, et l'expérience quotidienne des aidants. Les professionnels apprécient le changement dans le processus d'évaluation, qui oblige à expliciter les résultats pour les aidants, et a eu un effet incitatif sur le financement de nouveaux services. Cependant, ces nouveaux services n'ont atteint qu'un nombre limité d'aidants, en raison de problèmes d'organisation et d'accès.

British J Social Work. Seddon D et al. A study of the Carers Strategy (2000) : supporting carers in Wales. Juillet 2009.

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