Gérer le vieillissement et la dépendance : l'entourage familial (2)

Selon Claudine Attias-Donfut, une personne sur quatre des générations d'après-guerre risque de connaître la dépendance, mais celle-ci surviendrait à un âge plus tardif. Parallèlement, le nombre des aidants potentiels dans l'entourage est amené à se réduire. « L'entourage familial seul ne peut pas assumer tous les besoins d'aide des personnes âgées dépendantes et risque de s'épuiser en l'absence de services professionnels. C'est un fait à présent bien établi ; la diminution de l'aide publique ne peut guère être compensée par un surinvestissement de l'entourage, au contraire, les deux formes d'aide sont complémentaires. Ces futurs problèmes sont prévisibles et il est important d'anticiper les solutions à mettre en place, sans attendre d'y être confronté dans l'urgence ».

Le Monde, 24 octobre 2009.

Gérer le vieillissement et la dépendance : l'immigration(1)

D'ici à 2040, la population des personnes de plus de soixante-cinq ans sera multipliée par 2.5. Comment gérer ce vieillissement ? Pour la sociologue Claudine Attias-Donfut, « l'apport de l'immigration est et sera indispensable au renouvellement des générations actives. Il y sera fait appel en outre pour répondre aux besoins croissants de personnels fournissant aides et soins aux personnes âgées. Ainsi le vieillissement entraîne une intensification de l'immigration de travail, à quoi s'ajoutent les migrations tardives, au moment de la retraite, à la recherche d'un meilleur climat ou pour un retour au lieu d'origine. Le marché du travail est inéluctablement marqué par ces deux processus enchevêtrés, vieillissement et immigration ».

Le Monde, 24 octobre 2009.

Qu'est-ce qu'accompagner veut dire ?

Pour Geneviève Laroque, présidente de la Fondation nationale de gérontologie, l'accompagnement, mot à plusieurs sens, « couvre un adoucissement du vocabulaire. On accompagne plus facilement qu'on surveille ou dirige. Pourtant, cet adoucissement du vocabulaire signifie aussi un changement de paradigme dans les notions de debout et de penché, d'actif et de passif, une reconnaissance de liberté et d'égalité fondamentales ». « La notion d'accompagnement n'est pas, comme on pourrait le croire, l'affaiblissement superficiel, voire artificiel, d'une manière d'exprimer la dominance bienveillante ; elle constitue, par la réflexion qu'elle exige dans la conception et l'application de son asymétrie douce, une éducation collective aux principes de la déclaration universelle des droits de l'homme ».

Documents Cleirrpa. Laroque G. Qu'est-ce qu'accompagner veut dire ? Août 2009, reçu en octobre 2009.

Bénévolat : capital social de territoire et responsabilité des familles

Répondant à une question du député de la Moselle Denis Jacquat, le Haut commissariat aux Solidarités actives contre la pauvreté a rappelé l'importance du bénévolat, « qui constitue dans notre pays l'un des piliers du capital social d'un territoire », citant le rapport du Conseil économique, social et environnemental intitulé « Seniors et cité ».
« L'appui sur des solidarités de voisinage constitue une réponse particulièrement pertinente lorsqu'il s'agit notamment de protéger les plus fragiles. En effet, la vigilance qui leur est due n'est pas de la seule responsabilité de l'État, des collectivités locales ou des associations mais aussi de celle de la population, de la famille et des proches », ajoute le ministère du Travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, dans une réponse au député du Nord Christian Vanneste.

Assemblée nationale. Question 47525 de D Jacquat. JO du 13 octobre 2009. Conseil économique, social et environnemental. Boutrand M. Seniors et cité. 11 mars 2009. Assemblée nationale. Question 25937 de C Vanneste. JO du 13 octobre 2009.

Bénévolat : soutien des responsables associatifs

Répondant à une question du député de la Loire Dino Cinieri sur la formation des bénévoles et des responsables associatifs, le ministère de l'Intérieur rappelle que le corpus de règles est de plus en plus complexe. « Le soutien à la formation des bénévoles est une forme de reconnaissance collective de leur engagement libre et gratuit au service de l'intérêt général. En 2009, les neuf millions d'euros versés au titre du Conseil du développement de la vie associative (CDVA) seront consacrés à soutenir les actions de formation que les associations organisent à destination de leurs bénévoles ». Un certificat de formation à la gestion associative (CFGA) a été défini par le décret 2008-1013 du 1 octobre 2008 et un arrêté d'application du 15 décembre 2008.

Assemblée nationale. Question n°46907 de D Cinieri. JO du 6 octobre 2009.

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