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Des unités créées dans le cadre du 3ème Plan Alzheimer (2008-2012)

Les unités cognitivo-comportementales (UCC) sont des petites unités sécurisées en établissement hospitalier, généralement au sein d’un service de gériatrie. Elles sont identifiées en tant que services de Soins de suite et de réadaptation (SSR). Elles accueillent des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée qui présentent des troubles du comportement perturbateurs. Ces unités comprennent généralement 10 à 12 lits.

Des professionnels spécialisés dans le soin et l’accompagnement (ergothérapeutes, psychomotriciens, psychologues, assistants de soins en gérontologie, etc.) proposent quotidiennement une prise en charge psychosociale, éducative, environnementale ainsi qu’un programme spécialisé de réhabilitation cognitive et comportementale à partir d’un bilan médico-psycho-social. La philosophie des UCC se démarque de ce qui se fait habituellement en milieu hospitalier : c’est une approche thérapeutique non médicalisée qui doit prévaloir.

Un premier bilan après pLUS de 10 ans d’existence

Fruit d’un partenariat entre la Fondation Médéric Alzheimer et Gérond’if, l’étude KALIUC2 (étude qualitative sur les UCC) vise à mieux connaître ce maillon de la filière gériatrique et à étudier la satisfaction des professionnels de l’accompagnement vis-à-vis de ce dispositif, mais aussi celle des patients qui en bénéficient et de leurs proches.

L’étude KALIUC2, c’est :

     

Quelles pistes d’amélioration à envisager dans les UCC ?

  • Les activités et les INM gagneraient à être plus fréquentes et plus diversifiées.
  • Une personne coordinatrice au sein de l’équipe pourrait jouer un rôle de liant entre tous.
  • Du point de vue de l’organisation et de l’aménagement des espaces, ces lieux devraient être rendus apaisants, sécuritaires mais aussi vivants, en facilitant un accès à un environnement extérieur protégé.
  • L’image et la connaissance de ces unités seraient à développer.
  • L’étude a montré que les enjeux de sécurité sont encore plus exacerbés la nuit et mériteraient une attention accrue.
L’étude KALIUC2, unique en son genre sur ce sujet, est suivie par une étude quantitative menée actuellement par Gérond’if à la demande de l’ARS d’Ile-de-France. Les résultats, qui portent sur la mesure d’impact clinique sur les patients hospitalisés en UCC, seront connus en 2023.

On en parle...

Les principaux enseignements de l’étude KALIUC2 sont à retrouver dans notre lettre d’information Mieux vivre ensemble avec la maladie d’Alzheimer no 15.

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