Les différents types de prévention

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, il existe trois types de prévention selon l’objectif visé et le stade de la maladie.

  1. La prévention primaire consiste à réduire l’incidence, c’est-à-dire le nombre de nouveaux malades. Concrètement, la prévention primaire s’adresse aux personnes non malades. Elle consiste à lutter contre les facteurs de risque et favoriser les activités et comportements protecteurs.

  2. La prévention secondaire vise à réduire la prévalence, c’est-à-dire diminuer le nombre de personnes malades. Elle concerne des personnes déjà malades. La prévention secondaire est menée par les acteurs du système de soins et passe essentiellement par le dépistage. Il s’agit de détecter la maladie à un stade le plus précoce possible afin d’avoir le maximum d’efficacité du traitement et ainsi guérir. La prévention secondaire est limitée dans la maladie d’Alzheimer du fait de l’absence de traitement curatif.

  3. Une fois la maladie installée, la prévention tertiaire présente un objectif double : retarder l’évolution de la maladie en favorisant la réserve cognitive et prévenir les complications ou les diminuer lorsqu’elles sont déjà présentes (telles que les troubles du comportement ou les troubles de l’humeur). Sont également concernées les chutes, les erreurs dans la prise de médicaments, etc.Texte a remplacer ici
« Prévenir la maladie d’Alzheimer : une utopie ? »

Une question sans détour... posée à l’occasion de la 3e rencontre territoriale du collectif Alzheimer Ensemble le 14 septembre 2021. Organisée avec le concours du Professeur Pierre Krolak-Salmon, en partenariat avec les Hospices Civils de Lyon et avec le soutien de la Mairie de Lyon, la rencontre était retransmise sur Alzheimer-ensemble.fr en direct de l’Hôtel de Ville de Lyon.

Les échanges ont permis de dégager des pistes d’action concrètes sur la meilleure manière d’organiser la prévention primaire, notamment en informant les populations et en développant des études d’intervention multidomaines pour mieux connaître les facteurs de risque et les facteurs protecteurs de la maladie.

 

Les Français et la prévention de la maladie d’Alzheimer

En septembre 2021, l’IFOP a réalisé une étude d’opinion pour la Fondation Médéric Alzheimer sur les représentations des Français concernant la prévention de la maladie d’Alzheimer. Il en ressort que la prévention en général n’est pas toujours très bien connue. D’ailleurs, elle n’est perçue comme importante que par un quart des Français contre 61% pour d’autres maladies chroniques comme le diabète.

Les interventions multi-domaines

Pendant longtemps, les stratégies de prévention ont consisté à prendre en charge les facteurs de risque ou à favoriser les activités protectrices de manière séparée. Les années 2009 ont vu apparaître des études combinant plusieurs activités couvrant plusieurs dimensions : cardio-vasculaire, sociale, neurocognitive, alimentaire... Ce sont les études d’interventions multidomaines. Les interventions multi-domaines visent à mettre en œuvre, en un même temps et lieux, des actions de prévention concernant différents domaines de facteurs de risque.

Retarder l’évolution de la maladie dAlzheimer et l’apparition des complications : la place des interventions non médicamenteuses

En l’absence de traitement curatif, les interventions non médicamenteuses sont essentielles pour améliorer la prise en soins des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer.

Les interventions sont proposées en individuel, en groupe ou avec les aidants. Elles permettent de maintenir et/ou d’améliorer le fonctionnement cognitif, psychologique, social et physique et plus globalement la qualité de vie des personnes malades. Elles peuvent les aider à mieux vivre avec la maladie et réduire l’impact des troubles cognitifs sur leur vie quotidienne. Ces interventions visent par exemple à maintenir ou améliorer la mémoire, le langage, la concentration, la capacité à réaliser les gestes du quotidien, le moral, l’estime de soi, les relations et interactions sociales et les capacités physiques telles que la marche et l’équilibre.

Ce n’est pas tout : ces interventions visent également à améliorer la qualité de vie des aidants et la qualité de vie au travail des professionnels.

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