Le pangolin, inoffensif mammifère, serait-il le vecteur ayant permis au COVID 19 d’atteindre l’homme ? On l’ignore encore. Seule certitude : il figure en bonne place sur la liste des suspects avec le concours d’une chauve-souris. Le monde est ainsi confronté à une situation sanitaire exceptionnelle à laquelle il n’était pas préparé. L’offre de soins peine à répondre avec des différences constatées selon les pays.

Cette maladie virale, que les chercheurs et les cliniciens apprennent à mieux connaitre, jour après jour, est source de tâtonnements et d’incertitudes, aboutissant parfois à des conseils considérés comme contradictoires, alors qu’ils témoignent d’un manque initial de connaissances.

Le tribut payé par nos concitoyens et notamment par les personnes âgées, à l’hôpital, en établissement, mais aussi à domicile est particulièrement lourd. Les personnes âgées et celles qui présentent des maladies neuro-dégénératives sont tout particulièrement vulnérables, en raison des troubles cognitifs, des pathologies fréquemment associées et des conséquences psychologiques du confinement.

Face à cette vulnérabilité, il existe une forte mobilisation des pouvoirs publics, des fédérations, des associations et bien sûr des professionnels pour les protéger au mieux. Malgré ces efforts, la situation demeure très préoccupante.

Quelles seront les conséquences médicales et psychologiques du confinement vécu ces dernières semaines ? Bon nombre de consultations de suivi pourtant nécessaires ont été reportées. La raréfaction des liens sociaux a pesé lourdement même si les technologies modernes ont tenté de les maintenir.

Et après la crise sanitaire, déjà difficile à gérer et qui pose la question de « l’armement des services hospitaliers », une autre crise est déjà présente : la crise économique… avec un impact sur l’emploi, sur l’organisation de la vie quotidienne et de la vie au travail, ainsi que sur l’organisation sanitaire de notre pays.

Fort heureusement, les scientifiques font preuve d’un dynamisme forcené, réduisant les délais habituels pour progresser dans cette lutte contre le virus. Très mobilisés à travers le monde, ils sont à l’origine de l’isolement du virus, de la reconnaissance de son génome, de la mise au point de tests biologiques, de médicaments et, espoir important, d’un vaccin. Ils avancent vite, très vite, avec l’annonce d’un an pour la mise au point d’un vaccin, alors qu’il faut 6 à 8 ans habituellement. Mais nous considérons que ces avancées sont encore insuffisantes, car ne permettant pas, à ce jour, de mettre à disposition un traitement salvateur pour abattre cet ennemi invisible.

Nul doute qu’il y aura un avant COVID et un après COVID. Ne voit-on pas déjà s’organiser et s’installer « le télé », avec le télétravail, la téléformation, la télémédecine, … ? Si l’épidémie de COVID-19 s’est imposée comme une priorité sanitaire, sociale et économique, elle doit aussi donner lieu à une large réflexion sociétale.

Plus particulièrement, les jours que nous vivons mettent en exergue les difficultés organisationnelles des EHPAD, la complexité de l’accueil des personnes ayant des troubles cognitifs et plus généralement la vulnérabilité des personnes âgées dépendantes à domicile ou en établissement. La loi Grand âge autonomie est d’autant plus urgente.

La rédaction

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