Štefan Štefančík / Unsplash
Štefan Štefančík / Unsplash

Comment diffuser l’appropriation des savoirs ? Comment capitaliser sur une action efficace ? Comment évaluer l’impact d’une intervention psychosociales ? Quelles sont les conditions de réussite d’une action ? Pour répondre à toutes ces questions, la Fondation Médéric Alzheimer mène une étude de préfiguration d’un What Works Centre (centre de ressources sur « ce qui marche ») sur l’accompagnement de la maladie d’Alzheimer avec le soutien de la CNSA.

De nombreuses approches non médicamenteuses sont utilisées par les professionnels pour accompagner les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Or, l’impact de ces différentes approches est peu évalué, et lorsque certaines initiatives ont fait la preuve de leur pertinence, leur déploiement à plus large échelle pose de nombreuses difficultés.

Pour répondre à ce double constat, et dans la continuité de son livre plaidoyer Alzheimer Ensemble, 3 chantiers pour 2030, la Fondation Médéric Alzheimer réfléchit à ce que pourrait être un centre de ressources sur l’accompagnement de la maladie d’Alzheimer. Dans cette perspective, elle a lancé une étude de préfiguration.

Le What Works Centre n’a pas vocation à produire des recommandations opposables de bonnes pratiques. Il s’agit plutôt d’une banque de ressources qui documente des actions ayant fait leurs preuves et des modes d’organisation efficaces et reproductibles, pour améliorer la qualité de vie des personnes malades et de leurs proches aidants. Il s’adresse aux professionnels et décideurs, aux chercheurs et aux personnes en perte d’autonomie elles-mêmes et ainsi qu’à leurs proches.

L’étude a été lancée en janvier et se terminera en juillet 2019. Elle consiste à préciser les fonctionnalités du centre (périmètre, missions, activités) et à définir les ressources nécessaires et les modalités d’organisation.

Pour ce faire, l’équipe de la Fondation en charge du projet s’inspirera et capitalisera sur l’expérience de What Works Centres étrangers, du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse et de la banque d'expériences de l’UNCCAS.

Pour mener ce travail au plus près des besoins et des attentes des utilisateurs potentiels d’un tel centre, la Fondation interrogera différentes familles d’acteurs (chercheurs académiques, professionnels du soin et de l’accompagnement, acteurs impliqués dans la formation et la coordination des professionnels, décideurs…), par le biais d’entretiens individuels et de focus groups.

La Fondation testera deux scénarios de centres de ressources auprès d’un panel d’utilisateurs potentiels. La solution visée sera nécessairement partenariale et associera les institutions, compétences et ressources déjà investies dans l’évaluation et la diffusion des pratiques inspirantes ou probantes.

Ce projet bénéficie du soutien de la CNSA, qui entend ainsi contribuer à la réflexion sur l’amélioration de l’efficacité des politiques publiques de l’aide à l’autonomie.

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