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Dans les suites du rapport de Dominique Libault et à la demande de Luc Broussy, Président de la filière Silver économie, le rapport sur « Les innovations numériques et technologique en gérontologie » – rédigé par Marc Bourquin (FHF) et Jean-Pierre Aquino (SFGG) – explore la place et le rôle des nouvelles technologies dans l’accompagnement du grand âge. Si le rapport ne s’intéresse pas spécifiquement aux troubles cognitifs, les auteurs formulent plusieurs constats et propositions qui permettraient d’améliorer l’accompagnement des personnes malades.

Le déploiement des nouvelles technologies ne menace pas l’emploi, mais au contraire en crée, tout en facilitant le lien social.

L’âge n’est pas un frein à l’usage des technologies qui peuvent servir de catalyseur pour promouvoir les capacités de la personne.

Les robots ne sont pas déshumanisants : ils ne sont infantilisants que dans l’esprit des bien-portants et peuvent maintenir les capacités cognitives.

L’éthique est un gain et un gage d’efficacité. L’usage doit reposer sur la fiabilité des outils proposés. Il doit être caractérisé par sa bienfaisance, le respect de la liberté de l’usager (consentement) et du droit.

La commercialisation de toute de nouvelle technologie n’est possible qu’après une analyse du besoin.

Il est proposé d’intégrer l’évaluation des technologies dans un centre national de preuves, avec un classement : validées, prometteuses, non évaluées. Les pouvoirs publics devront afficher que seuls les dispositifs assortis d’un temps d’appropriation prévu par le fournisseur pourront faire l’objet d’une aide à l’investissement.

La télémédecine est un outil de non-renoncement au soin, une aide efficace aux parcours et une valorisation des métiers.

L’utilisation des technologies implique une conduite du changement. Elle suppose une formation des professionnels et une appropriation collective.

Un nécessaire accompagnement au développement s’appuie sur la création d’un mi-temps de référent en technologie par EHPAD de 100 places.

Les moyens dégagés dans le cadre des conférences des financeurs (140 millions d’euros) restent insuffisants et ne concernent pas les établissements. Un plan d’investissement de 3,5 milliards d’€ sur 10 ans subventionné à 50 % est proposé : un « à valoir » sur les dépenses hospitalières et les frais liés à la dépendance.

Les technologies contribuent ainsi à la qualité de vie des usagers, mais aussi à la qualité de vie au travail des professionnels.

 

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