Conception architecturale

Le centre de développement de services sur la démence (DSDC) de l’Université de Stirling (Ecosse) et le cabinet d’architectes Space Group ont lancé une application (Iridis) destinée à promouvoir une meilleure qualité de vie pour les personnes atteintes de démence et les personnes âgées dépendantes, en leur permettant une meilleure autonomie dans la vie quotidienne. L’application présente les principes de conception architecturale au domicile, sur le lieu de travail, dans les unités de soin et les bâtiments recevant du public. Elle permet de présenter un projet d’aménagement aux différentes parties prenantes. Il s’agit d’une version numérique de l’outil d’audit de l’environnement développé par le DSDC.

www.stir.ac.uk/iridis-app/, 6 décembre 2017.

Utiliser les technologies de la vie quotidienne

Dans sa thèse de doctorat d’ergothérapie soutenue au département de neurobiologie, sciences du soin et société de l’Université de Stockholm (Suède), Charlotta Ryd explore l’utilisation des technologies de la vie quotidienne et le besoin de soutien de 67 personnes atteintes de déficit cognitif léger ou de maladie d’Alzheimer au stade léger, comparés à 11 personnes sans troubles cognitifs. Les facteurs facilitant l’utilisation des technologies par la personne malade sont la connaissance du but à atteindre, être reconnu par l’entourage comme un utilisateur à part entière, le besoin de se sentir en sécurité et en position de maîtrise. Le soutien d’autres personnes est d’une importance majeure.

Ryd C. Technology use among older adults with and without cognitive impairment: exploring relations with daily life occupations and need of support. Thesis for doctoral degree. Karolinska Institutet, Stockholm 2017. 57 p. Kottorp A et Nygård L, supervisors.

https://openarchive.ki.se/xmlui/bitstream/handle/10616/46056/Thesis_Charlotta_Ryd.pdf?sequence=1&isAllowed=y(texte intégral).

Robots émotionnels à visée thérapeutique

Pour l’heure, la réflexion éthique sur l’utilisation des robots en maison de retraite semble assez rare, selon Loup Besmond de Senneville, de La Croix, qui est allé observer les relations entre des résidents et le robot phoque Paro dans une unité de vie protégée de l’EHPAD de Cachan (Val-de-Marne). L’évaluation de l’utilité de ces robots se limite encore souvent à des tests médico-psychologiques, pour évaluer la dépression, les fonctions cognitives des personnes ou leur rapport avec les professionnels qui les entourent. « Il y a un risque qui consiste à n’évaluer les technologies qu’à l’aune de critères médicaux », avertit Paul-Loup Weil-Dubuc, philosophe et chercheur à l’Espace éthique Île-de-France. Il regrette de n’avoir que peu de remontées d’expérience de la part des établissements utilisant les robots auprès de personnes âgées : souvent, on s’arrête à l’impact émotionnel de ces robots : donnent-ils du plaisir ? Suscitent-ils des émotions ou non ? Cela ne saurait suffire. Nous devons aussi prendre en compte les impacts de plus long terme. Et même s’ils ne remplacent pas les soignants, ils constituent dans certains cas une délégation du travail émotionnel.

Soutien à l’innovation technologique : le Prix Silvestre

La Fondation Médéric Alzheimer, avec le soutien de René Silvestre, Président de Pépinière 27, lance la première édition du Prix Silvestre, destiné à promouvoir l’innovation pour mieux vivre avec la maladie d’Alzheimer, auprès de start-up. Comment améliorer l’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de leurs aidants, grâce aux technologies adaptées ? Deux axes ont été retenus : la prévention des troubles cognitifs, en préservant les relations sociales avec l’entourage familial, amical, le voisinage… ; la promotion de l’autonomie et de la sécurité à domicile. Le prix s’adresse à des entrepreneurs pouvant agir et contribuer à répondre à un double défi sociétal : accompagner l’avancée en âge et combattre la maladie d’Alzheimer ; ayant développé une technologie ou un service innovant qui permette de garder un lien, d’assister dans les tâches de la vie quotidienne, d’assurer des conditions de vie à domicile plus sûres ; et pensant que cette technologie peut contribuer à améliorer la qualité de vie et aider à retarder la perte d’autonomie des personnes âgées ayant des troubles cognitifs, et que celles-ci peuvent se l’approprier. Seront attribués un grand prix de 20 000 € et 2 prix de 10 000 €. Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement des experts de la Fondation Médéric Alzheimer. Les solutions primées seront soumises à l’avis de groupes de personnes malades expertes et si possible expérimentées au sein du Living Lab de la Fondation, afin d’évaluer l’adéquation des solutions aux besoins, aux usages, leur impact social et leur reproductibilité.

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