Les neurosciences dans les médias

Les innovations technologiques des neurosciences ont ouvert « de nouvelles fenêtres » sur la compréhension du fonctionnement du cerveau et sur les fondements neuronaux de l’activité cérébrale dans les troubles neuropsychiatriques et le comportement social. Eric Racine et ses collègues, de l’Institut de recherches clinques de Montréal (Québec, Canada), analysent l’intérêt et le soutien du grand public aux neurosciences, notamment à travers l’initiative « décennie du cerveau » (Decade of the Brain), qui a créé de nouvelles interfaces entre les neurosciences et la société.

Les chercheurs ont mené une recherche bibliographique sur les articles de la presse écrite de langue anglaise entre 1995 et 2004 dans la base LexisNexis Academic, repérant la présence de discussions éthiques, juridiques et sociales, ainsi que les interprétations émergentes des neurosciences (neuro-essentialisme, neuro-réalisme et neuro-politique). La couverture média de l’usage des neuro-technologies pour le diagnostic ou le traitement des troubles neuropsychiatriques apparaît en général optimiste. De nombreux articles n’apportent aucun détail sur les recherches mentionnées. Les auteurs estiment que les interprétations émergentes des neurosciences ont un impact profond sur l’identité personnelle et la décision politique, soulignant le poids de l’autorité que la société attribue aux neurosciences, et l’importance du transfert de la connaissance scientifique vers le grand public. 

Social Science & Medicine. Racine E et al. Contemporary neuroscience in the media. 4 juin 2010.

Célébrités

La Cour royale suédoise a annoncé que la princesse Lilian de Suède, âgée de quatre-vingt-quinze ans, était atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Colette Roumanoff, mère de l’humoriste, qui aide son mari Daniel, atteint de la maladie d’Alzheimer, témoigne qu’il est possible de vivre et bien vivre avec la maladie. Selon elle, l’affectif, l’émotion, l’intelligence ne sont pas affectées par la maladie. Elle a décidé d’adapter la vie quotidienne, l’environnement aux difficultés de repères de temps, d’espace, de contexte, et de toujours donner à Daniel la possibilité de rendre service et d’être utile. « La maladie pousse à se détacher des valeurs-clé de notre société et s’oppose à la rapidité, au zapping, à la compétition, au jugement, au stress : on vit mieux sans ces exigences », ajoute-t-elle. La famille Roumanoff s’insurge contre « l’image cataclysmique » de la maladie, trop négative et qui étouffe, et se demande s’il ne faudrait pas la renommer pour lever les inhibitions et provoquer des regards positifs et bienveillants.

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