Un poème pour testament

En Australie, un vieil homme grincheux (cranky old man) est décédé seul et sans le sou, dans un hôpital gériatrique. Après sa mort, les infirmières trouvent un poème. Impressionnées pas sa qualité, elles distribuent ce texte au sein de l’hôpital, où il fait rapidement le tour des services. Diffusé sur Internet, le poème est maintenant publié dans les éditions de Noël de plusieurs magazines et a fait l’objet d’une mise en images illustrée de photographies. Le vieil homme interpelle les infirmières : « Que voyez-vous, infirmières ? Que voyez-vous ? À quoi pensez-vous... quand vous me regardez ? À un vieil homme grincheux... pas très sage. Habituellement incertain... avec les yeux lointains ? Qui évite sa nourriture... et qui ne répond pas. Quand vous dites à haute voix... « Je veux que vous essayiez ! » Qui ne semble ne pas remarquer... les choses que vous faites. Et qui perd toujours... une chaussette ou un soulier ? Qui, résistant ou non... vous permet de faire ce que vous voulez, me lavant et me nourrissant... longue journée à remplir ? Est-ce à quoi vous pensez ? Est-ce ce que vous voyez ? Alors ouvrez donc vos yeux, infirmières... vous ne me regardez pas. Je vais vous dire qui je suis... » « Je regarde l'avenir...je frémis d'effroi. Pendant que mes enfants élèvent... des jeunes qui leur sont propres, Je pense aux années... et à l'amour que j'ai connu. Je suis maintenant un vieil homme... et la nature est cruelle, Faite pour rendre la vieillesse... avoir l’air stupide. Le corps s'émiette... la grâce et la vigueur, parties. Il y a maintenant une pierre... où autrefois j’avais un cœur. Mais à l'intérieur de cette vieille carcasse... un jeune homme habite toujours, Et de temps à autre... mon cœur battu se gonfle. Je me souviens de la joie...je me souviens de la douleur, Et j’aime et je vis... la vie encore une fois. Je pense aux années, trop peu nombreuses... passées trop vite. Et j’accepte le fait austère... que rien ne peut durer. Alors ouvrez vos yeux, les gens... ouvrez et voyez, Pas un vieil homme grincheux, regardez de plus près, voyez…MOI ! » (I remember the joys… I remember the pain. And I'm loving and living… life over again. I think of the years, all too few… gone too fast. And accept the stark fact… that nothing can last. So open your eyes, people… open and see. Not a cranky old man. Look closer… see… ME!).

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