Broadening the dementia debate : towards social citizenship, de Ruth Bartlett et Deborah O’Connor

Ruth Bartlett est responsable du programme de licence (Bachelor of sciences) en études sur la démence à l’Université de Bradford (Royaume-Uni). Deborah O'Connor est directrice du centre de recherches sur la personne dans la démence (CRPD-Center for Research on Personhood in Dementia) et professeur à l’école de travail social de l’Université de Colombie britannique (Canada). Elles publient un ouvrage intitulé Elargir le débat sur la démence : vers une citoyenneté sociale, mettant en avant la capacité des personnes malades à être acteurs et citoyens. Pour Marian Barnes, professeur de politique sociale à l’Université de Brighton (Royaume-Uni), et Sherry Dupuis, directrice d’un programme de recherche et d’éducation à l’Université de Waterloo (Ontario, Canada), ce livre réunit les concepts de citoyenneté, statut, différence, personnification (embodiment) et nature de la personne humaine (personhood), afin de mieux comprendre la démence, et apporte un socle solide pour une pratique et une recherche en cohérence avec une approche critique de citoyenneté sociale. 

Policy Press, juin 2010.

Passages in Caregiving: Turning Chaos into Confidence, de Gail Sheehy

Gail Sheehy n’a pas vu arriver le « retour du boomerang » pour les femmes de cinquante ans, qui ont élevé leurs enfants, mais qui doivent maintenant s’occuper de leurs parents, qui atteignent l’âge de quatre-vingt-dix ans. Cinquante millions d’Américains apportent de l’aide à un parent âgé en perte d’autonomie. Les hommes ne représentent qu’un tiers des aidants, mais leur rôle est souvent distant et administratif. L’aidant type est une femme de quarante-huit ans, avec au moins un enfant vivant toujours au domicile, et qui travaille. Pour « transformer le chaos en confiance », elle propose des stratégies de survie aux aidants qui « autant dévoués qu’ils soient, courent un risque de mourir les premiers ».

www.amazon.com, Newsweek, 18 juin 2010. 

Diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS)-le défi des compétences, de René Raguénès.

Connaissance de la personne dépendante, accompagnement et aide individualisée dans les actes essentiels et ordinaires de la vie quotidienne, dans la vie sociale et relationnelle, participation à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation du projet individualisé, communication professionnelle et vie institutionnelle : les compétences de l’auxiliaire de vie sociale doivent s’adapter aux exigences de l’aide à domicile. L’autonomie, car l’auxiliaire de vie est seule durant son intervention ; l’écoute et la relation d’aide active, pour répondre aux besoins de la personne ; la polyvalence, pour faire face à la diversité des tâches et des situations rencontrées ; le sens de la responsabilité collective, pour travailler en équipe pluri-professionnelle. René Raguénès est formateur dans le secteur de l’aide à domicile.

Editions Lamarre. 10 juin 2010. www.lamaisondelautonomie.com, 10 juin 2010. www.agevillagepro.com, 28 juin 2010.

La dépression des aînés dans la littérature pour enfants

Marie-Claude Mietkiewicz, maître de conférence à l’Université de Nancy, a étudié les représentations de la dépression des personnes âges dans la littérature pour jeunes lecteurs (sept à neuf ans) des dix dernières années. Les personnes âgées représentées sont des grands-parents, arrière-grands-parents ou voisins âgés. Ils sont tristes, présentent une perte d’intérêt, souffrent de solitude, en particulier après un veuvage, et expriment parfois des idées suicidaires. Les récits insistent sur la sollicitude des enfants et l’indifférence de leurs parents. Cette littérature propose, par identification au jeune héros, des modèles et des propositions pour des jeunes lecteurs confrontés à des situations analogues, mettant l’accent sur la solidarité envers les anciens de la famille ou du voisinage et l’importance des relations intergénérationnelles.

Neurologie Psychiatrie Gériatrie. Mietkiewicz MC. Visages de la dépression des âgés dans la littérature pour la jeunesse. Juin 2010.

Erratum

Une erreur s'est glissée dans l'article intitulé « Mourir dément (1) » de notre revue de presse de mai 2010, et concernant l'étude de Steenland K et al. « Factors affecting survival of patients with neurodegenerative disease », parue le 8 avril dans la revue Neuroepidemiology. Comme nous l'a signalé l'un de nos attentifs lecteurs, que nous remercions de sa vigilance, la mortalité pour sclérose concernait la sclérose latérale amyotrophique et non la sclérose en plaques. 

Veille presse : Michèle Frémontier, Paul-Ariel Kenigsberg et Alain Bérard

Rédaction de la revue de presse : Paul-Ariel Kenigsberg et Alain Bérard

Editorial : Jacques Frémontier

Directeur de la publication : Michèle Frémontier

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