The Sunshine on My Face; Wishing on a Star; Happy New Year To You. Read-Aloud Books for Memory-Challenged Adults, de Lydia Burdick, illustrations de...

Selon Barry Reisberg, professeur de psychiatrie et directeur du programme Alzheimer Fisher à l'Université de New York, de nombreuses personnes malades prennent plaisir à lire elles-mêmes, à condition qu'on ne leur propose pas des livres pour enfants, ce qui pourrait les rebuter. Aux stades avancés, il est possible de faire participer par la lecture.
Pour Michelle Bourgeois, professeur d'orthophonie à l'Université d'Etat de l'Ohio (Etats-Unis), les personnes qui savaient lire maintiennent leur capacité de lecture jusqu'aux stades les plus avancés de la maladie d'Alzheimer.
Lydia Burdick, de New York, lisait un jour un livre à sa mère, atteinte de la maladie d'Alzheimer. Elle a proposé à sa mère de lui lire une phrase : « j'aime sentir le soleil sur mon visage », et lui a demandé : « que ressens-tu avec le soleil » ? La vieille dame a répondu : « c'est chaud ». Lydia Burdick a écrit trois livres à lire à haute voix à des personnes ayant des troubles de la mémoire, ou avec elles. Il s'agit de phrases simples et porteuses de sens pour la personne, et les caractères sont suffisamment gros. Le livre, illustré par des aquarelles réalistes représentant des hommes et des femmes aux cheveux blancs et leurs familles, propose des suggestions pour engager la conversation ou chanter des chansons. The Sunshine on My Face (le soleil qui brille sur mon visage) a obtenu la médaille de bronze au National Mature Media Award 2005.

Health Professions Press. www.alzheimers-books.com, New York Times, 22 avril 2010.

Grandeur et misère des hommes. Petit traité de dignité, d'Eric Fiat.

La notion, de dignité, multiforme, renvoie autant au droit qu'à la bioéthique ou la philosophie. Le mot dignité vient du latin dignus, qui signifie « ce qui vaut, qui a de la valeur ». Parler de la dignité de l'homme, c'est reconnaître à chacun une valeur absolue, intrinsèque, inconditionnelle et inaliénable, selon le philosophe Eric Fiat, maître de conférences à l'Université Paris-Est-Marne-La-Vallée. Il s'interroge : tout homme est-il forcément digne, quelles que soient sa situation et sa conduite ? Les usagers des politiques sociales sont-ils les « indignes » de notre société ? Si celui qui souffre socialement peut dire à la fois « il faut respecter ma dignité » et « j'ai perdu ma dignité », il y a confusion entre la dignité elle-même et le sentiment de dignité, estime le philosophe. Si de mauvaises conditions de vie peuvent expliquer des conduites indignes, elles ne les légitiment pas pour autant. Le travail social doit résister à la tentation de passer de la compréhension à l'excuse, et comprendre sans légitimer. Avec l'Institut régional de travail social (IRTS) de Montrouge-Neuilly-sur-Marne, Eric Fiat a développé un séminaire sur la philosophie du travail social

Editions Larousse. Actualités sociales hebdomadaires, 30 avril 2010.

Le mythe Alzheimer, de Peter Whitehouse et Daniel George

La polémique continue, relayée par le blog mythe-alzheimer.over-blog.com, qui affiche comme slogan : « une autre manière de penser le vieillissement cérébral, pour une approche qui assume la complexité ». Le blog dénonce la stigmatisation des personnes âgées présentant des difficultés cognitives avec la « carte d’identité Alzheimer » que propose l’association Alzheimer suisse, et qui mentionne : « la personne qui m’accompagne a la maladie d’Alzheimer. Merci de votre compréhension pour son comportement étrange ».
Les auteurs du blog estiment qu’« outre le fait que ces cartes accréditent une fois de plus l’existence d’une « maladie » distincte dont le statut est de plus en plus contesté, elles véhiculent également une vision essentiellement déficitaire, voire apocalyptique, du vieillissement cérébral. Elle renforce ainsi la stigmatisation, les stéréotypes et la non prise en compte des capacités préservées ».
Le blog ajoute : « apprendre à se comporter avec des personnes âgées présentant des déficits cognitifs, en respectant leur identité et leur dignité, ne se dicte pas via la connaissance d’un diagnostic (au demeurant très contestable), ni en deux phrases sur une carte, mais se réalise dans une société personnes âgées admises, y compris quand elles ont des difficultés cognitives, et en favorisant les relations intergénérationnelles au sein de la communauté. Refuser l’étiquette de maladie d’Alzheimer, unemaladie dévastatrice de fin de vie, et réintégrer les diverses manifestations de cette soi-disant maladie spécifique dans le contexte plus large du vieillissement cérébral, dans ses multiples expressions plus ou moins problématiques, c’est rendre à la personne âgée toute son humanité, et aussi lui permettre de changer profondément le regard qu’elle porte sur elle-même et que les autres lui adressent ».

mythe-alzheimer.over-blog.com, 18 avril 2010.

Maladie d'Alzheimer, accueillir la démence, de Christoph Held, Doris Ermini-Fünfschilling et Nicole B Vogt-Ferrier

Cet ouvrage suisse est le résultat d'un travail interdisciplinaire associant des soignants, des directeurs de foyers (homes), une directrice d'économie domestique, une kinesthésiste, une psychologue et un cuisinier.

Editions Médecine et Hygiène. Gérontologie sans frontières, 15 avril 2010.




Veille presse : Michèle Frémontier, Paul-Ariel Kenigsberg et Alain Bérard
Rédaction de la revue de presse : Paul-Ariel Kenigsberg et Alain Bérard
Editorial : Jacques Frémontier
Directeur de la publication : Michèle Frémontier

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