Hearing the Person with dementia : Person-centred Approaches to Communication for Families and Caregivers, de Bernie Mccarthy

Perdre la capacité de communiquer peut être une expérience frustrante et difficile pour les personnes atteintes de démence et leurs aidants familiaux ou professionnels. L’ouvrage de Bernie Mccarthy propose des méthodes verbales et non verbales de communications pour écouter la personne malade dans les situations de la vie quotidienne, lorsqu’il s’agit de se laver, s’habiller, sortir… A la fin de chaque chapitre, des exercices encouragent l’aidant à réfléchir sur ce qu’il a appris et à l’appliquer à sa propre situation.

Mccarthy B. Hearing the Person with dementia : Person-centred Approaches to Communication for Families and Caregivers. Février 2011. Londres : Jessica Kingsley. 112 p. ISBN: 9781849051866. www.books4bestseller.com, 15 mars 2011.

Oncogériatrie. De la structuration de la filière de soins à la pratique clinique, de Bruno Vellas, Muriel Rainfray, Larent Balardy, Stéphane Gé...

Sous l’égide de la Société française de gériatrie et de gérontologie, les auteurs proposent un état des lieux de l’oncogériatrie en France. L’évolution de l’épidémiologie des cancers chez les sujets âgés ainsi que les progrès dans les domaines de la gérontologie clinique et de l’oncologie nécessitent une prise en charge hautement individualisée. Pour le cancérologue, il convient d’ajuster ces soins oncologiques théoriques avec l’objectif de maintien d’une bonne qualité de vie. Pour le gérontologue, l’évaluation gériatrique, utilisée pour des pathologies « fragilisantes », mais à évolution lente, voit son approche et ses enjeux modifiés.

Quant à la maladie d’Alzheimer, elle représente un défi pour l’oncogériatrie. Il s’agit de mettre en œuvre une évaluation cognitive systématique des patients âgés afin de dépister les troubles, d’adapter la prise en charge au stade de la maladie d’Alzheimer, et de prévenir les complications liées au traitement du cancer (confusion, aggravation des troubles cognitifs, dénutrition). Pour les auteurs, les progrès réalisés dans la prise en charge globale et le suivi de la maladie d’Alzheimer sont des modèles à suivre en oncogériatrie. Le Journal d’oncogériatrie a publié à l’automne 2010 un dossier thématique.

Vellas B et al. Oncogériatrie. De la structuration de la filière de soins à la pratique clinique. 2011. Paris : Springer. 172 p. ISBN 978-2-8178-0141-4.  www.springer.com/medicine/book/978-2-8178-0141-4. Gérard S et al. Maladie d’Alzheimer et cancers : un enjeu de la coopération oncogériatrique. Journal d’oncogériatrie. Sept-oct 2010. www.le-jog.com/index.php?pageID=jogart&id=art5-4.

Etre aide-soignante, d’Audrey Meyapin, photographies de Myriam Reinbold

« Les aides-soignantes sont en première ligne pour supporter les souillures et la souffrance humaine, mais elles sont aussi au plus près des patients, d’où leur rôle considérable, mais ignoré, dans le suivi des soins ». Cet ouvrage s’attache à décrire l’ordinaire des aides-soignantes et éclaire sur la diversité des tâches, la gestion du temps, l’ambiance de travail, les rapports qu’entretiennent ces professionnelles entre elles et avec les patients.
Il s’appuie sur de nombreux entretiens où les aides-soignantes s’expriment sur leur vécu quotidien et sur les conséquences personnelles, émotionnelles et identitaires de leur travail.

Meyapin A. Etre aide soignant(e). Lyon : Lieux Dits. 93 p. ISBN 978-2-914528-93-1. 

L’autonomie s’amenuise, la vulnérabilité affleure, la personne demeure… La sauvegarde de la dignité par la responsabilité, de Cécile Furs...

« Comment intégrer ou réinsérer le patient atteint de troubles cognitifs avec une capacité de communication altérée dans le projet de soins, dans un contexte de fin de vie où l’autonomie du sujet s’amenuise et la volonté affleure » ? s’interroge Cécile Furstenberg, infirmière en gériatrie, dans son mémoire présenté dans le cadre du master Ethique, science, santé et société de l’Université Paris-Sud 11. La plupart des personnes âgées présentent des troubles cognitifs, ceci majore amplement la complexité des prises de décisions médicales qui doivent s’élaborer par la procédure collégiale, le consentement explicite et clair du patient faisant souvent défaut. Devant cette réalité de la vulnérabilité croissante de la personne âgée en fin de vie, il convient de chercher comment préserver au mieux l’autonomie de la personne considérée et de discerner sa volonté. Premier écueil, l’obstination déraisonnable, et en contrepartie le « droit de mourir » ou de refuser le traitement. Second écueil, l’accélération de la mort, et en contrepartie « le droit de vivre » à préserver. Troisième écueil, « qui n’est pas fortuit », l’abandon de soin, que le contexte actuel peut favoriser. Pour naviguer en évitant ses écueils, l’auteur emprunte la voie aristotélicienne « du juste milieu », qui prend en compte la complexité des situations, et où la dignité est sauvegardée par la responsabilité.

Furstenberg C. L’autonomie s’amenuise, la vulnérabilité affleure, la personne demeure… La sauvegarde de la dignité par la responsabilité. 4 février 2011. ISBN 2357670703. Milhaud : Editions Beaurepaire. www.agevillagepro.com, www.cecilefurstenberg.com, 28 février 2011.

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