Small World, de Bruno Chiche

Le centre ville d'Abbeville a été bouclé pour le tournage d'un film de Bruno Chiche (producteur de Nos Jours Heureux). Conrad Lang (Gérard Depardieu), âgé de soixante ans, est atteint de la maladie d'Alzheimer. Il renoue avec des souvenirs de plus en plus lointains qui le ramènent vers sa petite enfance. Cette enquête involontaire dans les tréfonds de sa mémoire menace de mettre à jour un secret de famille dont il se révèlera avoir été la première victime. Entre drame personnel et thriller familial, adapté d'un roman de Martin Suter, le film met également en scène Niels Arestrup, Alexandra Maria Lara et Nathalie Baye.

Sandcastle, de Boo Junfeng

Présenté au Festival de Cannes 2010 dans le cadre de la Semaine de la critique, Sandcastle est le premier film du cinéaste singapourien Boo Junfeng. Xiang En, dix-huit ans, est en quête d'identité, en conflit avec sa mère qui lui cache la vérité sur son père défunt, ancien leader étudiant indépendantiste. Sa vie va prendre un nouveau tournant lorsqu'il sera contraint de s'occuper de sa grand-mère, atteinte de la maladie d'Alzheimer. « Dans une famille qui préfère oublier, Xiang En doit retrouver la vérité avant qu'elle soit effacée par les marées du temps », écrit Elodie Leroy.

www.filmsactu.com, 14 mai 2010.

J'ai oublié de te dire, de Laurent Vinas-Raymond

Passionnée de dessin, Marie (Emilie Dequenne), a eu une enfance difficile en famille d'accueil et a connu la prison suite à une erreur judiciaire. Pour se remettre en selle, elle fait les foins dans un village des Pyrénées-Orientales. Elle y rencontre Jaume (Omar Sharif), vieux peintre, ancien coureur cycliste et atteint de la maladie d'Alzheimer. Leur rencontre finit par prendre la forme d'une adoption mutuelle. Il s'agit du premier long-métrage du réalisateur Laurent Vinas-Raymond. Le film a obtenu des récompenses aux festivals de la Réunion, du Caire, de Dubai, de Mons et de Sarasota. Pour Frédérique Berlic, de www.lindependant.com, trois sujets sont abordés : la transmission, la maladie d'Alzheimer et l'euthanasie. Laurent Vinas-Raymond explique : « le film de stars ne m'intéressait pas. Ce qui m'a motivé au départ, c'est la transmission, ce qu'on laisse quand on s'en va. C'est le côté humain qui m'intéresse. La maladie d'Alzheimer est venue après coup ». Pour Isabelle Régnier, du Monde, le scénario est « mal ficelé, sans grand enjeu, hormis un unique argument mièvre et consensuel ».

www.lemonde.fr, 27 avril 2010. Le Figaro, 27 avril 2010.

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