Alzheimer, d’Amr Arafa

Le nouveau film du réalisateur Amr Arafa, qui sort à l’occasion des congés de l’Aid el Adha dans plusieurs pays arabophones, met en scène le comédien Adel Imam, qui interprète le rôle de Mahmoud Sho’aib, riche homme d’affaires atteint de la maladie d’Alzheimer, maltraité par ses deux fils qui veulent disposer de sa fortune à tout prix. « Aveuglés par l’égoïsme, ils demandent la tutelle légale devant le tribunal. Entre conflits familiaux, égoïsme et indifférence, le personnage principal finit par trouver son refuge auprès de son infirmière ». Le film, intitulé Zaheimer au Caire et Zheimer à Beyrouth, est produit et distribué by Al Arabia Cinema.

Les yeux ouverts, de Frédéric Chaudier (1)

« Le réalisateur Frédéric Chaudier revient sur un épisode douloureux de son existence, la mort de son père en 2003, pour offrir au spectateur un regard humain, apaisé et empathique sur les centres de soins palliatifs. Un regard à hauteur d'hommes (et de patients) au cœur de la maison médicale Jeanne Garnier, un modèle dans l'accompagnement des malades en fin de vie (le plus grand centre de soins palliatifs d’Europe)», écrit Vincent Garnier, d’Allociné. Frédéric Chaudier explique : « Il était atteint d’une maladie neurodégénérative. C’est à cette occasion que j’ai découvert ce qu’était l’accompagnement d’un proche en fin de vie. C’était d’autant plus surprenant de connaître cette expérience avec lui que mon père et moi étions favorables à l’euthanasie. Mais nous avons écarté cette option lorsque nous nous sommes aperçus que nous avions encore quelque chose à vivre ensemble. Nous allions vivre notre relation différemment à cause de la maladie, mais cela n’entamait en rien le fond de notre relation. Nous avons vécu les derniers mois de sa vie tout à fait normalement, lui comme père, moi comme fils ». Le film ne participe pas pour autant d’un travail de deuil : « j’avais dépassé le deuil bien avant de me lancer dans la préparation des Yeux ouverts. Je suis dans l’étape d’après, celle où je témoigne de l’utilité de l’accompagnement, de la lucidité qu’il faut avoir sur cette période de la vie. Le film tend un miroir, il nous rappelle à notre propre finitude. On vit dans une société qui a tendance à oublier la mort. Au quotidien on est noyés sous un flot de messages qui brouille le sens réel de l’existence. Lorsqu’on séjourne dans ces lieux de fin de vie, on prend conscience de manière évidente de notre appartenance au groupe des humains, qui porte en lui-même sa finitude ». Il ajoute : « à travers ce film, je veux dire au spectateur qu’il est possible de songer à notre propre fin sans sombrer dans la tristesse, sans avoir envie de se pendre le soir même. C’est la grande leçon que m’ont apprise les patients et les soignants de Jeanne Garnier. J’ai appris aussi que le malade ne se réduit pas à sa maladie ».

www.allocine.fr, 3 novembre 2010.

Les yeux ouverts, de Frédéric Chaudier (2)

Ce film a été soutenu par l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) et s’inscrit dans les objectifs du programme national de développement des soins palliatifs 2008-2012 visant notamment à sensibiliser le grand public à la culture des soins palliatifs. Lors de sa projection en avant-première, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des sports, a déclaré : « les questions de santé ne sont pas réductibles à leur seule dimension médicale. Les soins palliatifs, c’est adjoindre au geste soignant, nécessairement technique, l’accompagnement, fondamentalement humain ».

www.gouvernement.fr, 18 octobre 2010.

Iris, de Richard Eyre

D. Anderson, de l’hôpital de jour Glan Traeth à Rhyl (Pays de Galles), propose une lecture psychanalytique de la dépression dans le film Iris, de Richard Eyre (2001), avec Judi Dench et Kate Winslet, et pour lequel Jim Broadbent avait reçu un Oscar du meilleur second rôle.

Anderson D. Love and hate in dementia: The depressive position in the film Iris(1). Int J Psychoanal 2010 ; 91(5):1289-97. Octobre 2010.

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