Musique et cerveau, sur Radio France

Comment le numérique modifie les pratiques musicales ? Quels changements dans l’apprentissage de la musique ? Ces nouvelles formes de pratique et d’écoute modifient-elles notre comportement, notre cerveau et la société dans son ensemble ? Les nouvelles technologies peuvent-elles nous aider à soigner le cerveau ? Quelles sont les conséquences des aide-mémoire et des mémoires de substitution ? Peut-on faire une modélisation numérique du fonctionnement cérébral ? Tels sont quelques questionnements de la troisième et dernière conférence de Musique et cerveau 2016,un cycle de conférences de Radio France destiné aux professionnels et amateurs éclairés afin d’exposer les travaux de recherche sur les liens entre cerveau et musique. Alors que la première édition du cycle en 2015 s’est articulée autour des thématiques de la mémoire, de l’apprentissage et de la santé, la deuxième édition aborde les liens entre les émotions, la créativité et le futur.

La Vie à l’envers, d’Anne Giafferi, sur France 2 : audience

« Comment réussir à convaincre le grand public de regarder un téléfilm sur un sujet aussi terrorisant que la maladie d'Alzheimer ? s’interroge Samuel Douhaire, de Télérama. Des actrices populaires et glamour peuvent aider. « France 2 avait une seule exigence : "un super casting" », raconte la réalisatrice Anne Giafferi, qui a convaincu Pascale Arbillot, Barbara Schulz et Isabelle Carré d'incarner les filles de Marthe Keller, alias Nina, dans La Vie à l'envers. La réalisatrice a surtout voulu « prendre du recul » par rapport au traumatisme que vivent les victimes de la maladie dégénérative et leurs proches. Dans ses films, elle aime mélanger l'humour et les sujets graves : « peut-être parce que, dans la vie, je finis toujours par voir le côté amusant des situations, aussi tragiques soient-elles. » Anne Giafferi a puisé dans son expérience familiale. La Vie à l'envers s'arrête peu après l'installation de Nina dans une maison de retraite médicalisée, mais avant le début de sa déchéance physique, pour ne pas trop éprouver les téléspectateurs. Le téléfilm a rassemblé quatre millions de téléspectateurs, occupant la première position sur la grille de soirée du 21 septembre 2016 avec 19% d’audience. Après la diffusion du téléfilm, Julian Bugier a animé un débat sur la maladie d'Alzheimer.

La Vie à l’envers, d’Anne Giafferi, sur France 2 : réactions

Sur le blog de France 2, certains téléspectateurs s’expriment de façon très critique sur l’émission. « Le film était une gentille comédie », dit Cathy62. Je ne suis pas sûre que les auteurs ont vraiment vécu avec des malades d'Alzheimer. » Manuela écrit : « Ce film ne reflète pas du tout la réalité. Le débat ? J'ai éteint après seulement vingt minutes, tellement j'étais en colère ! Au lieu d'inviter une main de médecins et diffuser un film édulcoré, il faudrait oser partager la vie de quelqu'un qui est vraiment malade et de diffuser ces images-là ! Parce que les médecins parlent, mais en réalité peu d'entre eux savent ce que c'est que de partager la vie de personnes malades vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Parce que la réalité est bien là. Les aidants n'ont pas de moments de répit. Quand on a moins de soixante ans et qu'on n’a pas d'aides, on ne peut pas toujours se payer une journée en centre spécialisé ou une aide à domicile. Alors on fait quoi ? Parce que dans tout ça le malade, passé un stade, oublie, mais l'aidant voit, souffre et se sacrifie entièrement ! C'est révoltant ce genre d'émission. On ne peut pas prétendre savoir quand on ne sait pas ! »

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