La conscience des gens atteints de la maladie d’Alzheimer, sur Radio-Canada

« Il est difficile de savoir ce que ressentent réellement les gens qui ont la maladie d'Alzheimer. C'est comme s'ils se noyaient, mais tranquillement », tente d'expliquer David Lussier, gériatre et membre de la Commission sur les soins de fin de vie, sur Radio-Canada. Selon lui, les études démontrent que la souffrance psychique de la personne malade serait plus forte au début de la maladie. « Les gens le sentent, qu’ils perdent la mémoire, qu’ils oublient des choses. […] Tandis qu’à un stade plus avancé, on peut penser qu’ils en souffrent moins parce qu’ils ont moins conscience de leur environnement. C’est davantage l’entourage qui en souffre », précise-t-il. D’un autre côté, l’aspect émotif reste toujours bien présent. « Même si la personne ne reconnaît pas un proche, souvent elle va savoir que c’est quelqu’un qu’elle a déjà vu. Il va y avoir une émotion positive associée à cette personne-là », ajoute David Lussier. « C’est beaucoup l’inconnu qui inquiète et évidemment la peur de perdre les gens qu’on aime, parce qu’on ne sait pas comment ça va évoluer et à quelle vitesse », explique le gériatre. La journaliste Marie-France Bazzo, dont la mère est atteinte de la maladie d’Alzheimer, a posé beaucoup de questions à l’antenne. « Des interrogations qui, malheureusement, restent souvent sans réponses. »

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