Alzheimer’s Request, d’Owen Darnell

La traduction française d’un poème intitulé « Alzheimer’s request » (« requête Alzheimer ») circule actuellement sur les blogs. « Un poème si beau et si profond », écrit Capgeris. « Ne me demande pas de me rappeler/N’essaye pas de me faire comprendre/Laisse-moi me reposer et fais-moi savoir que tu es avec moi/Embrasse mes joues et tiens ma main/Je suis désorienté au-delà de ce que tu peux imaginer/Je suis triste, malade et perdu/Tout ce que je sais c’est que j’ai besoin de toi/Pour rester à mes côtés à tout prix/Ne perds pas patience avec moi, ne me dispute pas/Ne me sermonne pas, ne me maudis pas, ne pleure pas/Je ne peux m’empêcher d’agir comme ça/Je ne peux pas faire autrement même si j’essaye/Rappelle-toi simplement que j’ai besoin de toi/Que le meilleur de moi est parti/S’il te plait, continue à rester près de moi/Aime-moi jusqu’à ce que la vie me quitte. » Ce poème n’est pas anonyme. Qui est l’auteur ? Il s’appelait Owen Darnell. Il avait soixante-quatorze ans en 1996. Sa femme de quarante-cinq ans venait de mourir, emportée par la maladie d’Alzheimer. Son histoire, racontée dans un carnet de vingt-six pages intitulé Room Without Doors (Chambre sans portes), a été largement distribuée à l’époque par l’Association Alzheimer américaine auprès des aidants familiaux.

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