Le temps qui reste, un usufruit

« Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien », écrit Bernard Pivot, dans son livre Les mots de ma vie. « Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve. Rêver, c’est se souvenir, tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie ». « Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années ? En mois ? En jours ? Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous le déluge ? Non, Mozart ».

Les Cahiers de la FNADEPA, juin 2012. Pivot B. Les mots de ma vie. Paris : Albin Michel. Avril 2011. ISBN 9782226220851. http://lechoixdeslibraires.com/ 

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