Femme de tête, de Hanne-Vibeke Holst

« Être une femme en politique n’est pas chose facile, qui plus est lorsqu’on doit cacher qu’on est atteinte de la maladie d’Alzheimer », écrit Martine Desjardins, du magazine québécois Actualités. « Georges Pompidou n’a jamais dévoilé qu’il était atteint du cancer et François Mitterrand a attendu onze ans avant de le révéler. John F. Kennedy a habilement dissimulé qu’il souffrait de la maladie d’Addison et Ronald Reagan, qu’il commençait à montrer des signes de la maladie d’Alzheimer. Combien d’autres chefs d’État n’ont pas hésité à mettre leur santé en jeu et à mentir au sujet de leur capacité à gouverner pour s’assurer de rester en poste ? On peut se demander si ces dirigeants étaient réellement animés par un sens du devoir et du sacrifice, ou plutôt aveuglés par leur ambition personnelle et leur soif de pouvoir. La question a inspiré à Hanne-Vibeke Holst un roman politique captivant, qui fait la chronique d’une campagne électorale au Danemark où la chef de l’opposition, Elisabeth Meyer, ressent les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer et se garde bien d’en informer son entourage. Son omission risque d’avoir des conséquences d’autant plus graves que les élections législatives sont convoquées au moment où le gouvernement est en pleine crise (…). La lutte de la candidate contre sa maladie est présentée de façon aussi passionnante que les joutes contre son adversaire. Elle doit en effet trouver le moyen de compenser les trous de mémoire et les absences momentanées, de déjouer les sautes d’humeur et une paranoïa croissante à l’égard de ses plus fidèles collaborateurs. Son acharnement à camoufler ses faiblesses donne lieu à une réflexion actuelle et essentielle sur la relation des femmes avec le pouvoir. »

Holst HV. Femme de tête. Paris : Héloïse d’Ormesson. 6 avril 2017. 880 p. ISBN : 978-2-35087-397-8. www.editions-heloisedormesson.com/livre/femme-de-tete.

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