The Fear, de Richard Cottan

Cédric Lépine résume sur Médiapart : « Richie Beckett est un puissant promoteur immobilier de Brighton. Derrière cette façade se cache un important chef de la pègre régnant sur toute la ville avec la complicité des hauts fonctionnaires de la police et d’hommes politiques. Cal, l’un de ses deux fils, s’est dangereusement approché de la mafia albanaise qui cherche à installer son propre business. Lorsque la situation devient critique, c’est Richie qui est appelé à la rescousse mais celui-ci commence à avoir un comportement étrange, sombrant dans des accès de colère et de pertes de mémoire. » Richard Cottan, réalisateur de cette série télévisée britannique en quatre épisodes de cinquante minutes chacun, s’est inspiré de la trame du Roi Lear de William Shakespeare, en le transposant dans le milieu de la pègre, avec un personnage principal atteint de la maladie d’Alzheimer. « L’avancée de la maladie rendra paradoxalement ce personnage plus humain qu’il ne l’a sans doute jamais été jusque-là (la distance entre les membres de la famille au début du récit le laisse supposer). L’enjeu scénaristique de cette maladie est de faire revenir les « fantômes du passé » de cet homme puissant, qui cache un événement particulièrement traumatique. Le spectateur est ainsi invité à se rapprocher du personnage principal puisque lui aussi est amené à s’interroger sur son passé. Des portes sont entrouvertes et des hypothèses peu à peu émises. Mais il y a aussi des fausses pistes, aussi bien dans les comportements des personnages que dans l’interprétation des événements eux-mêmes. L’attention du spectateur est ainsi sans cesse sollicitée. »

Angel’s Perch, de JT Arbogats et Kimberly Dilts

L’association Alzheimer de Virginie occidentale (Etats-Unis) a co-produit un film de fiction qu’elle utilise dans ses programmes de formation des aidants. Jack est un architecte prospère vivant à Pittsburgh (Pennsylvanie). Sa grand-mère a été retrouvée errante. Il retourne à Cass, une charmante localité de Virginie autrefois active dans l’industrie du papier, pour aider sa grand-mère à déménager dans une résidence avec services. Mais le voyage et la vie deviennent plus compliqués que prévu. « Déchiré entre une opportunité de carrière que l’on a une fois dans sa vie, occupé à prendre soin du dernier membre de sa famille encore vivant et fuyant ses propres souvenirs douloureux, Jack est obligé de choisir entre ne rien faire ou affronter la douleur de son passé, pour qu’il puisse enfin avancer dans sa vie. »

Dessin animé

Des chercheurs du Trinity College de Dublin (Irlande) ont réalisé une série de dix vidéos d’animation concernant la perte de mémoire et la démence, pour apaiser les craintes, promouvoir la santé du cerveau et lutter contre la stigmatisation associée à la démence.

Alzheimer Europe Newsletter, mars 2014.

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