Dignes de regard, de Catherine Epelly

Chaque année, le Grand prix de la Fondation Médéric Alzheimer, d’un montant de dix mille euros, récompense une action menée pour une société inclusive, avec et pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, rappelle Le Progrès de la Loire. En 2016, l’hôpital Le Corbusier de Firminy (Loire) a reçu ce prix qui vient de permettre la réalisation d’un documentaire réalisé à l’unité de soins de longue durée, dans le service qui accueille les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, dans le cadre d’un projet intitulé : « Restaurer les liens entre l’hôpital et son quartier ». Pendant deux fois vingt-quatre heures, la documentariste Catherine Epelly a promené ses deux caméras pour saisir des voix et des images qui racontent, en trente minutes, grâce à la complicité des soignants, la vie de ce service, son esprit, son quotidien du matin jusqu’au soir. « Le but premier de ce film est de dédramatiser la maladie d’Alzheimer », explique Anne de Beaumont, la directrice des services économiques, « en montrant la vie qui est sur les visages » et en valorisant le travail des soignants. A la première projection, qui avait pour but de faire valider le film par l’équipe du service, tous ont évoqué « l’émotion et l’humanité » qui en ressort. Pour Anne de Beaumont, « il est important que ce film soit vu par beaucoup de monde pour donner une autre vision des choses. » Elle espère, comme Sandrine Bancel, l’animatrice du service qui a suivi de près la réalisation, que les gens pourront avoir un autre regard alors qu’actuellement, « il est difficile de faire venir les gens à l’hôpital, car cette maladie fait peur : moins je la vois, plus je pense m’en protéger ; cette autre vision peut permettre d’apprivoiser la maladie. »

Still Alice, de Wash Westmoreland et Richard Glatzer

Alice Howland est un professeur de linguistique renommé à l’Université de Columbia (Etats-Unis). Elle commence à oublier un mot pendant une conférence et elle se perd pendant un jogging sur le campus, son médecin d’Alice lui diagnostique les premiers signes de la maladie d’Alzheimer. Pour Luo Enchi, de l’hebdomadaire multimédia HK01 de Hong-Kong (Chine), ce film illustre bien les difficultés du diagnostic précoce de la maladie, vers lequel s’oriente la recherche aujourd’hui. Mais à quoi servent les meilleurs tests de détection si l’on ne dispose pas de traitement ? s’interroge-t-il.

www.hk01.com/國際/89361/腦退化最新科研-熟悉環境中迷路為先兆-非失憶痴呆, 7 mai 2017 (texte en mandarin). Traduction bénévole en français de Kaiyue Tang.

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