Wellkåm to Verona, de Suzanne Osten

Aagje Swinnen, du centre de recherche sur le genre et la diversité à l’Université de Maastricht (Pays-Bas), propose une analyse comparative de la pièce de Shakespeare Roméo et Juliette (1595) et du film suédois Wellkåm to Verona (bienvenue à Vérone), de Suzanne Osten (2006). La nouvelle Vérone n’est plus la ville d’Italie du Nord qui tente de contrôler la jeunesse passionnée, mais une unité spécifique Alzheimer dans laquelle Walter, ancien directeur du théâtre royal suédois et atteint de la maladie, met en scène Roméo et Juliette avec les résidents. Aagje Swinnen étudie la manière formelle dont la cinéaste « imagine les personnes atteintes de démence autrement qu’à travers la perte de leur identité (lost selves), dans l’ histoire d’amour canonique où Eros et Thanatos finissent par s’entrelacer ».

Swinnen A. “Everyone is Romeo and Juliet!” Staging dementia in Wellkåm to Verona by Suzanne Osten. J Aging Studies 2012; 26(3): 309-318.  Août 2012.

www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0890406512000072.

L’autre maison, de Mathieu Roy

Pour son premier long métrage de fiction, en cours de tournage, le cinéaste québécois Mathieu Roy s’est inspiré des dernières années de la vie de son père, le journaliste Michel Roy, atteint de la maladie d’Alzheimer. « Ce n'est pas mon histoire. C'est inspiré d'un contexte », avertit le réalisateur. « Ce contexte est celui d'un homme cultivé qui perd la mémoire et fait de l'aphasie. Toute sa vie, mon père parlait avec beaucoup de soin, ce qu'il a conservé alors que la maladie progressait. Il conservait une certaine poésie dans ce qu'il disait. J'ai appelé cela la poésie de la confusion. C'est ce que j'ai gardé, ce qui est biographique.»

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