In memoriam : Gene Wilder (1933-2016)

« Avec ses yeux bleus doucement émerveillés, il donnait une image rare à Hollywood : celle d’un homme d’une infinie tendresse… Au royaume des séducteurs conquérants, Gene Wilder, qui vient de s’éteindre à l’âge de quatre-vingt-trois ans, ne trouva jamais vraiment sa place : il resta un ovni, un rêveur. Un sentimental, vraiment. Et un des acteurs les plus attachants qui soient », écrit Frédéric Strauss, de Telerama. Gene Wilder, acteur des meilleurs films de Mel Brooks, collaborateur de Woody Allen et réalisateur lui-même, est mort des suites de la maladie d’Alzheimer. Il avait quatre-vingt-trois ans », écrit Thomas Sotinel, du Monde. Son neveu révèle que Gene Wilder était malade depuis un certain temps, mais avait décidé de ne pas divulguer la maladie hors du cercle familial. « La décision d’attendre jusqu’à aujourd’hui pour révéler son état de santé n’était pas de la vanité, mais tenait à ces innombrables jeunes enfants qui lui souriaient ou l’appelaient Willy Wonka » [le personnage loufoque et charismatique qu’il campait dans le film de Tim Burton Charlie et la chocolaterie (2005), « cet autre monde peuplé de chewing-gum qui gardent éternellement leur goût et les glaces qui ne fondent jamais ne pouvait être visité que par cinq heureux gagnants à une loterie : l’occasion de visiter la chocolaterie la plus délirante de tous les temps. L’Association Alzheimer américaine félicite la famille de l’acteur : « chaque fois que quelqu’un partage le diagnostic, cela accroît la sensibilisation à la maladie, avec l’espoir que ceci conduise à la détection précoce de la maladie. »

Retour haut de page