« Le terroriste à l’intérieur du cerveau de mon mari » (1)

Susan Schneider Williams est la veuve du comédien Robin Williams, qui s’est suicidé en 2014 « à la fin d’une persécution intense, déroutante et relativement rapide sous l’emprise des symptômes et de la pathologie » : une maladie diffuse à corps de Lewy, se présentant cliniquement comme une démence associée à la maladie de Parkinson. Dans trois pages publiées dans la revue Neurology, elle explique l’arrivée des premiers symptômes, la quête du diagnostic, les difficultés de Robin à mémoriser ses rôles et son incapacité à maîtriser son anxiété. « Il était très inquiet de ses propres insécurités et de ses interactions avec les autres. Nous avons tout passé en détail. Les craintes n’étaient pas fondées, mais je ne pouvais l’en convaincre. J’étais impuissante pour l’aider à voir son propre génie. Pour la première fois, mon propre raisonnement n’avait aucun effet pour aider mon mari à trouver la lumière au bout des tunnels de ses peurs. »

Schneider Williams S. The terrorist inside my husband’s brain. Neurology 2016 ; 87 : 1308–1311. www.neurology.org/content/87/13/1308.full.pdf+html (texte intégral).

« Le terroriste à l’intérieur du cerveau de mon mari » (2)

« J’ai senti son incrédulité face aux vérités que je disais », poursuit Susan Schneider Williams. « Mon cœur et mon espoir ont été brisés, pour un temps. Nous avions atteint un endroit où nous n’étions encore jamais allés. Mon mari était piégé dans l’architecture tordue de ses neurones, et quoi que je fasse, je ne pouvais pas l’en sortir. » « Robin et moi avons commencé notre recherche non prévue sur le cerveau à travers la porte de l’expérience aveugle. Durant les derniers mois que nous avons partagés ensemble, notre regard restait verrouillé sur la façon d’identifier et de vaincre le terroriste dans son cerveau. » Depuis, Susan Schneider Williams poursuit cette quête, en essayant de comprendre les causes de la maladie. Elle s’est rapprochée de l’Académie américaine de neurologie et est devenue administratrice de la Fondation américaine du cerveau.

Schneider Williams S. The terrorist inside my husband’s brain. Neurology 2016 ; 87 : 1308–1311. www.neurology.org/content/87/13/1308.full.pdf+html (texte intégral).

Manigance, tricherie, paris clandestins en EHPAD

Avec un réalisateur et un photographe de l’association Le Studio français, les habitants de La résidence du Parc à Saint-Amans-Soult ont imaginé et tourné les épisodes d’un feuilleton intitulé Nous irons à Rio. « Tour à tour auteurs, techniciens, acteurs, ils ont pu se familiariser avec de nouvelles technologies, mais surtout réaliser une œuvre pas comme les autres, qui a – aussi – pour objectif de lutter contre les préjugés sur la vie en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. » Ils résument ainsi le film : « Imaginez une grosse dispute entre plusieurs résidents concernant l’utilisation d’une salle de la maison de retraite. Que va-t-il se passer quand la ruse de certains va surgir à titre de vengeance ? Le personnel n’y voit que du feu. Participeriez-vous à un concours de belote donnant accès à un séjour au Brésil ? Manigance, tricherie, paris clandestins au sein de la Résidence sont au menu dans le prochain film. »

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