La tête en l’air, d’Ignacio Ferreras

Pour sa soirée d'ouverture, le Carrefour du cinéma d’animation, qui fête son dixième anniversaire au Forum des images de Paris, propose en avant-première La tête en l'air (Arrugas) d'Ignacio Ferreras, un film espagnol qui raconte l'histoire d'un homme atteint de la maladie d'Alzheimer qui se lie d'amitié avec un nouveau venu de la maison de retraite. 

Epilogue, d’Amir Manor

Le réalisateur israélien Amir Manor a reçu le prix du meilleur scénario au Festival international du film de Salonique (Grèce) pour son film Epilogue. Le film a également obtenu le prix de la chaîne parlementaire grecque et le prix du public.  « Hayuta et Berl, un couple de personnes âgées, a des difficultés pour s’adapter aux changements de la société israélienne. Durant une nuit de désillusion douloureuse, ils décident de quitter leur appartement pour un dernier voyage ». L’auteur s’est inspiré des derniers moments de ses grands-parents : « la solidarité entretenue par leur longue vie de travail, la responsabilité partagée, l’aide au prochain, la réciprocité, ont été soudainement balayées par des intérêts personnels aveugles, aliénés par des relations de consommation et une bureaucratie indigne ».

Anamnèse, d’Adrien Royer (1)

En grec, anamnesis signifie « souvenir ». En psychologie, le terme signifie l’évocation volontaire du passé, et en médecine, les renseignements fournis par le sujet interrogé sur son passé et sur l’histoire de sa maladie. C’est le titre qu’a choisi le jeune réalisateur franco-suisse Adrien Royer, pour un projet de court-métrage sur la maladie d’Alzheimer. Le pitch (bref résumé d’une œuvre de fiction) ? « Éléonore, une fille de vingt-deux ans atteinte par la maladie d'Alzheimer, accepte d'essayer un traitement expérimental. Deux autres personnages gravitent autour de l’héroïne : sa mère et son frère. Tous les deux ont un comportement similaire : ils ne savent pas comment réagir sur une chose sur laquelle ils n’ont aucun pouvoir ; et ils ont des réactions totalement différentes : la mère est dans le déni, accuse sa fille de simuler, alors que le frère tente de jouer le rôle du père, mort de la même maladie quelques années auparavant. Deux semaines vont se dérouler jusqu’à son entrée dans le centre médical, deux semaines pendant lesquelles la jeune fille tente de répondre à une question posée au début : si un seul souhait devait être réalisé, lequel choisirions-nous, et dans ce cas, lequel aurait-elle choisi ? Guérir ? Se souvenir d'un mot en particulier ? Ou encore autre chose ? Deux semaines de souvenirs ».

Anamnèse, d’Adrien Royer (2)

Le financement du projet est original : il utilise un système de production collaborative, faisant appel aux internautes pour réunir trois mille euros. Les promesses de don ne seront pas débitées si l’objectif minimum n’est pas atteint. À partir de dix euros, les donateurs bénéficieront d’un statut de coproducteur, d’une invitation aux projections, de leur nom au générique, et à partir de vingt euros, d’un CD de la bande originale. Pourquoi ce film ? Adrien Royer écrit : « Nous sommes malheureusement incapables d’apporter notre pierre à l’édifice de la recherche médicale, permettant de comprendre chaque jour un peu plus les origines complexes de cette affection neurodégénérative. Cependant, nous n’en sommes pas moins remplis d’énergie et d’idées pour combattre cette affection sur d’autres fronts. Au travers d'Anamnèse, destiné à sensibiliser et à informer le public d’une manière générale, sur le caractère particulier de cette maladie, nous souhaitons également faire passer un message fort, celui de la solidarité. Notre message s’articule notamment au travers de la souffrance de ces familles et de la peine accumulée face à cette maladie qui ronge peu à peu l’être aimé. Nous formons le souhait de soutenir, de défendre et d’accompagner ces personnes dans la douleur au travers de l’art visuel. Quels souvenirs perdurent jusqu’au bout ? Que comprendre d’une maladie qui vous isole petit à petit de votre famille et de vous-même ? Notre projet consiste de manière simple, à raconter l’histoire d’une famille plongée dans la tourmente liée à l’apparition de cette maladie au sein du cercle proche. Anamnèse est destinée à redonner de l’espoir aux familles touchées, cet espoir que tant de foyers attendent, celui de la solidarité, de la vie. Que derrière ce mur de silence, il y a encore de la vie ». L’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer a appelé à soutenir ce projet. Au 14 novembre 2012, grâce aux internautes, le projet Anamnèse avait atteint 110% de son financement (3 285 euros).

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