Still Alice, de Richard Glatzer et Wash Westmoreland

« Dans la maladie d’Alzheimer, la ruine et la maltraitance financière rôdent encore », prévient Paul Sullivan, dans la section Votre argent du New York Times. Il conseille à ses lecteurs d’aller voir le film Still Alice, deRichard Glatzer et Wash Westmoreland, pour « explorer les nombreuses questions financières qui se posent aux familles lorsqu’elles sont confrontées aux troubles cognitifs d’une personne. Mais tout le monde ne peut pas recevoir des allocations d’invalidité, comme Alice dans le film. Le journaliste est allé interviewer des avocats. Richard Behrendt, directeur de planification financière à Annex Wealth Management, conseille aux familles d’actualiser les dispositions testamentaires si elles ont été faites il y a vingt ans quand les enfants étaient petits. Il est essentiel d’avoir une planification patrimoniale, un représentant légal et des directives anticipées. Une maison de retraite peut coûter 80 000 dollars (70 320 euros) par an, parfois pendant dix ans. Cela peut totalement ruiner une personne. Moins de 10% des Américains ont une assurance dépendance.  Daniel Reingold, président de l’établissement d’hébergement Hebrew Home de Riverdale (New York), et William Zabel, associé d’un cabinet d’avocats en droit du patrimoine, conseillent même de réaliser une vidéo de la personne malade, où celle-ci exprime ses souhaits, et de la déposer chez l’avocat, pour prévenir tout différend ultérieur chez les héritiers.

The Taking of Deborah Logan, d’Adam Robitel

« Préparant une thèse sur la maladie d’Alzheimer, Mia va s’intéresser au cas de Deborah, une mère atteinte de la maladie en compagnie de sa fille Sarah. Suivant le quotidien de cette famille perturbée par les prémices de la maladie, Mia va rapidement s’apercevoir que la maladie d’Alzheimer n’est pas uniquement en cause, car quelque chose de démoniaque est bien décidé à profiter de la situation… » La bande-annonce a été vue plus de huit cent mille fois sur YouTube. « Certains trouveront de fort mauvais goût l'idée d'associer le drame bien réel de la maladie d'Alzheimer à une histoire de possession, dans le cadre d'un petit film d'épouvante sans autre ambition que celle de créer le malaise, le suspense et la peur », écrit Louis Danvers dans le journal belge Le Vif. « Sans atteindre aucun sommet, il remplit son contrat avec le spectateur avide de sensations étranges et de terreur rampante. » Le Vif a choisi comme illustration une photo de la vieille dame le visage tordu et la bouche ouverte, qui n’est pas sans rappelait le personnage central du Cri (1893) dans le tableau du peintre expressionniste norvégien Edvard Munch, qui voulait évoquer « un cri infini qui se passait à travers l'univers et qui déchirait la nature. »

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