Air Force One est passé très haut (2)

Richard Taylor poursuit : « Nous sommes toujours très loin derrière de nombreux pays qui ont mis en œuvre une stratégie nationale ou un plan pour la démence. Prétendre que nous ne vieillissons pas tous les jours, prétendre que nous ne sommes pas au début d’une croissance gigantesque du nombre de ceux d’entre nous qui vieilliront au point que la probabilité de vivre avec quelques symptômes de démence augmente de façon dramatique, prétendre que la solution à ce tsunami de personnes vivant avec les symptômes de la maladie de tel ou tel type est de trouver un traitement (pour les personnes / pour la maladie, choisissez), prétendre qu’il s’agit davantage d’une nécessité financière que d’un impératif moral pour notre pays de permettre aux Américains âgés de vivre des vies heureuses, ayant un but, ayant un sens, ne change pas le fait que nous vieillissons chaque jour (il y a certes des efforts pour qu’ils soient en sécurité, raisonnablement bien nourris et libres de maladie, ou au moins drogués suffisamment pour qu’ils ne soient pas un « problème de comportement » pour ceux qui les aident). S’il vous plaît, levez-vous, et parlez haut et fort. Nous sommes en retard (we are behind), et chaque jour qui passe davantage, pour rassembler (marshalling) les ressources du « plus grand pays du monde », comme nous nous appelons immodestement, afin de répondre à cette crise de santé publique. En deux semaines, le Congrès a alloué 1.5 milliard de dollars pour répondre à la menace d’épidémie de grippe aviaire. En deux mois, nous avons dépensé tout l’argent. Heureusement, la grippe aviaire s’est envolée. Mais les personnes atteintes de démence ne peuvent pas voler. Nous sommes dans cette galère ensemble, et prétendre le contraire et que cela n’existe pas ne changera rien, ce sera plutôt pire pour nos vies, les affaires qui nous concernent, les impôts, les coûts et pour nos familles ». 

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