Recherche : priorité européenne

Les maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer, se trouvent en tête de l’agenda de la présidence française de l’Union européenne. Au cours de la réunion du Conseil, les ministres se sont engagés à lutter contre ces maladies, qui risquent de se multiplier en raison du vieillissement de la population européenne. Les ministres préconisent le lancement d’une initiative européenne qui rassemblerait toutes les parties prenantes, notamment les Etats-membres et la Commission, dans le but d’augmenter le nombre de chercheurs travaillant sur la maladie d’Alzheimer et de former davantage de spécialistes en vue de réduire l’impact des maladies neurodégénératives. D’après les ministres, l’initiative pourrait constituer « un bon exemple pour déterminer des méthodes innovantes permettant de mettre en commun l’expertise et les ressources nationales dans le cadre d’objectifs européens conjoints ». Dans cette optique, le Conseil invite les Etats membres à mettre en place un forum qui rassemblerait les acteurs principaux de la recherche européenne sur la maladie d’Alzheimer et également à examiner les moyens de renfrcer la coopération entre Etats membres, par exemple en élaborant des stratégies au titre du septième programme cadre.

Cordis.europa.eu ,   
www.consilium.europa.eu www.eu2008.fr , 29 septembre 2008.

Pour une prise en charge collective

Selon l’enquête européenne Share (Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe) , le Danemark, la Suède, les Pays-Bas et la France se prononcent largement pour une prise en charge collective des personnes âgées. S’agissant des aides à domicile et des soins, ce soutien doit relever des Etats pour 76.3% des Danois, 63.5% des Suédois, 46.3% des Hollandais et 46.2% des Français. Elle ne doit reposer sur la famille que pour 2.7% des Danois, 10.8% des suédois, 10.9% des Hollandais et 12% des Français. A l’opposé, les Européens du Sud donnent une large place à la famille, qui doit assumer le ménage et les soins pour 52.8% des Grecs, 39.8% des Italiens et 38.5% des Espagnols.

La Tribune, 3 septembre 2008.

Agences régionales de santé : un projet de loi à l’automne

Le texte concernant les Agences régionales de santé (ARS) figurera dans le projet de loi Patients, santé, territoires, qui sera présenté en conseil des ministres dans la première quinzaine du mois d’octobre. L’objectif est une adoption début 2009 pour une mise en place complète des agences au 1er janvier 2010. Quelle sera la place du médico-social ? Jean-Marie Bertrand, secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales et pilote de la réforme, a déclaré : « il s’agit de l’intégrer directement, en prenant en compte ses spécificités qui tiennent à l’existence d’un chef de file, le département, et à un mode de financement partagé ». En terme de planification, il est prévu « un projet régional de santé, avec un plan stratégique, des schémas sectoriels, notamment pour le médico-social, déclinés en programme d’action ». Les programmes interdépartementaux d’accompagnement des handicaps et de la perte d’autonomie (PRIAC) ne devraient pas être mis en question, selon Laurent Vachey, qui succède à Denis Piveteau à la tête de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, mais mieux articulés avec les schémas départementaux. Les conseils généraux seront également présents au conseil de surveillance des agences.

Direction(s), septembre 2008.

Agences régionales de santé : les réactions

Pour Jean-Luc Préel, député de Vendée, la place de l’assurance maladie dans les futures Agences régionales de santé (ARS) reste à définir : « si l’on veut que les ARS aient le pouvoir sanitaire, elles doivent disposer du contrôle médical et du contrôle informatique, reste à la Caisse nationale d’assurance maladie le remboursement ». « qui va donner les ordres aux ARS ? le ministère au travers des décisions ou arrêtés de la direction de l’hospitalisation et de l’offre de soins (DHOS) et ceux de la direction générale des affaires sociales (DGAS), la Caisse nationale de l’assurance vieillesse (CNAV) ? » Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) estime que le secteur médico-social pèse peu dans la balance avec le secteur sanitaire : « on risque un effet pervers si l’on n’obtient pas la garantie que le regroupement au sein des ARS du sanitaire et du médico-social va permettre de faire venir des moyens vers le médico-social ».

www.agevillagepro.com , 29 septembre 2008.

Réforme de l’hôpital : le tiers secteur oublié ?

La FEHAP (Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés, non lucratifs) demande le report de l’examen par le Conseil des ministres du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires. La notion d’établissement privé participant au service public hospitalier (PSPH) n’y serait pas reconnue, s’insurge la FEHAP : « pourquoi se priver de reconnaître la place et la singularité d’un tiers secteur, alliant gestion privée et service de l’intérêt collectif , qui représente six cents établissements et emploie sept cent mille salariés » ? s’interroge-t-elle.

www.agevillagepro.com 15 septembre 2008.

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