Agences régionales de santé

Début 2010, les DRASS, DDASS (directions régionales et départementales de l'action sanitaire et sociale) et ARH (agences régionales de l'hospitalisation) laisseront place à un établissement public chargé de définir et appliquer la politique régionale de santé, l'Agence régionale de santé (ARS). La loi a été promulguée. Les ARS auront pour missions de « définir la politique de santé régionale, en liaison avec tous les acteurs, assurer la régulation et la coordination de leurs actions, contribuer à la réduction des inégalités en matière de santé, veiller aux grands équilibres financiers et respecter l'objectif national de dépenses d'assurance maladie. Les ARS travailleront à améliorer la santé de la population et accroître l'efficience du système de santé ». La santé ne se réduit pas aux soins. C'est « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité » (article 22a de la loi). Les ARS seront compétentes dans la promotion de la santé et la prévention, la veille et la sécurité sanitaire, l'organisation des soins hospitaliers et ambulatoires, les pratiques soignantes et les modes de recours aux soins des personnes, l'accompagnement médico-social. Les ARS seront placées sous la tutelle des ministres chargés de la santé, de l'assurance maladie, des personnes âgées et des personnes handicapées. Elles sont dotées d'un conseil de surveillance et dirigées par un directeur général. Elles sont accompagnées d'une conférence régionale de la santé et de l'autonomie, chargée de participer par ses avis à la définition des objectifs et des actions de l'agence dans ses domaines de compétences, et de deux commissions de coordination des politiques publiques de santé, associant les services de l'Etat, les collectivités territoriales et les organismes de sécurité sociale. Ces commissions sont compétentes pour assurer la cohérence et la complémentarité des actions dans les domaines de la prévention, de la santé scolaire, de la santé au travail, de la protection maternelle et infantile, de la prise en charge et de l'accompagnement médico-social.

www.sante-sports.gouv.fr, 23 juillet 2009.

Aide ménagère : nouveau barème de la CNAV

Le barème de participation des bénéficiaires de l'aide ménagère de la Caisse nationale d'Assurance vieillesse (CNAV) a été modifié. La participation était jusqu'alors exprimée en montants horaires. Elle est maintenant définie en pourcentage. Ainsi, un retraité vivant seul, et ayant des ressources mensuelles de huit cent vingt-cinq euros, participera à hauteur de 10% du plan d'actions personnalisé, et à hauteur de 73% si elle dispose de revenus mensuels supérieurs à mille cinq cent soixante-trois euros.

Actualités sociales hebdomadaires, 28 août 2009.

Aide sociale départementale : les personnes âgées premières bénéficiaires

Les personnes âgées constituaient, fin 2008, les plus nombreux bénéficiaires de l'aide sociale départementale, avec près de 1.3 million de personnes âgées (dont sept cent vingt mille à domicile) sur environ 1.8 million de bénéficiaires de prestations destinées aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à l'enfance, selon la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES). L'allocation personnalisée d'autonomie (APA), en croissance de 4%, représente à elle seule près des neuf dixièmes de l'ensemble des aides sociales des départements en faveur des personnes âgées.

DREES. Etudes et Résultats. Bailleau G et Trespeux F. Les bénéficiaires de l'aide sociale départementale en 2008. Août 2009.

Analyse des besoins sociaux

L'Union nationale des centres communaux et intercommunaux d'action sociale (UNCCAS) publie avec le soutien de la direction générale de l'action sociale (DGAS), un guide pratique pour analyser les besoins sociaux. Si cette analyse est une obligation réglementaire annuelle, depuis le décret 95-562 du 6 mai 1995, « l'ensemble des CCAS-CIAS ne s'en est pas encore emparé pour y répondre », constate l'Unccas. Le guide présente le cadre réglementaire de l'analyse des besoins sociaux, les enjeux et la stratégie de mobilisation qui peut être mise en oeuvre autour de cette démarche. Une méthodologie détaillée est ensuite proposée aux professionnels pour la réaliser.

www.unccas.org, www.ash.tm.fr. UNCCAS. Comprendre l'analyse des besoins sociaux, ses enjeux, sa méthodologie. Septembre 2009.

Bien vieillir : comment communiquer sur la prévention ?

L'un des axes du plan national « Bien vieillir » vise à informer le grand public sur les stratégies de prévention du vieillissement pathologique. L'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) a mis en oeuvre une communication spécifique nationale, sous forme de vingt-huit programmes courts d'une minute (« la santé à tout âge »), présentés alternativement par les journalistes Sophie Aurenche et Michel Cymès, et diffusés en 2007 et 2008 sur France Télévision. Stéphanie Pin et ses collègues de l'INPES analysent l'impact de cette communication auprès des seniors à partir d'une étude qualitative (entretiens et focus groups) et d'une évaluation menée auprès de mille personnes. Les seniors utilisent des supports d'information divers, et manifestent leur souhait d'avoir des informations précises et documentées sur des pratiques de prévention abordant positivement la question du vieillissement et de la santé. L'enquête d'impact révèle que les programmes ont été appréciés (86% des personnes de cinquante-cinq ans et plus ayant reconnu au moins un message de la campagne ont déclaré l'avoir aimé ; 76% ont estimé que ces films donnaient des informations nouvelles et 70% ont dit qu'ils les reverraient avec intérêt), mais leur diffusion et le taux de rétention sont restée confidentiels : 3% de la population-cible se souvenaient de la campagne après sa première diffusion.

Neurologie Psychiatrie Gériatrie. Pin-Le Corre S et al. « La santé à tout âge », ou comment communiquer sur la prévention auprès des seniors. Août 2009.

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