Une « boîte à outils » européenne

Nicolas Sarkozy a été à l’initiative d’une conférence ministérielle européenne sur la maladie d’Alzheimer, qui s’est tenue les 30 et 31 octobre à la Bibliothèque nationale de France. Le chef de l’Etat a souhaité, à cette occasion, que chaque pays membre de l’Union européenne se dote, d’ici à 2010, d’un plan contre cette maladie. Il préconise la création d’une « boîte à outils européenne dans laquelle chaque Etat membre pourra puiser en fonction de ses possibilités et dans le respect du principe de subsidiarité ». Il propose que les Vingt sept mettent en place, au plus tard en 2010, une « programmation coordonnée de leur recherche », avec une mise en commun des financements pour lutter contre « ce fléau ». L’une des priorités doit être de disposer de données épidémiologiques précises. La mobilité des jeunes chercheurs d’un pays à l’autre devrait être favorisée grâce à des bourses Alzheimer. Citant l’exemple des Etats Unis, qui ont créé un Institut national du vieillissement, le président de la République a jugé qu’il était temps pour l’Union européenne « de rattraper son retard et d’être à la pointe de la recherche sur le plan mondial (…) Il en va de ses valeurs. » « Pendant la crise, les ravages de la maladie d’Alzheimer continuent », a-t-il ajouté. Florence Lustman, en charge de la coordination du plan Alzheimer 2008-2012, avait déjà souligné que « le partage d’expériences, l’échange de bonnes pratiques et les collaborations scientifiques sont nécessaires pour aller plus loin, plus vite ».
www.tempsreel.nouvelobs.com, 31 octobre ; Revue de presse gérontologique lagedor.fr , 4 novembre ; http://fr.news.yahoo.com, http://blog.capretraite.fr, http://news.fr.msn.com,www.lesinfos.comSanté-UE, Bulletin d’informations, septembre 2008 ; www.lefigaro.fr, 31 octobre 2008.

Plan Alzheimer : besoin d’améliorations ?

« Il reste beaucoup d’améliorations à apporter, notamment en matière de prise en charge », affirme Guy Le Rochais, administrateur de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et porte-parole de France Alzheimer. En particulier, le plan « ne prend pas en compte la charge financière des familles. (…) Les dépenses médicales stricto sensu ne représentent que 10% du coût réel. » Les contrats d’assurance dépendance ne commencent souvent à fonctionner que lorsque la personne a atteint le dernier stade de sa maladie. Les deux mille cinq cents places d’accueil de jour sont « dérisoires compte tenu de l’extension prévue du nombre de cas, qui pourrait tripler dans les dix ans à venir ».
 www.lexpress.fr , 5 novembre 2008.

Agences régionales de santé : décloisonner

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a présenté, le 22 octobre, au conseil des ministres le projet de loi « hôpital, patients, santé, territoires ». Principale nouveauté : le secteur médico-social sera inclus dans le champ de compétence des Agences régionales de santé, qui vont être créées. Ces agences auront pour mission de mettre en œuvre au plan régional la politique de santé publique élaborée au plan national. A ce titre, elles seront chargées notamment de définir et financer non seulement les actions sanitaires mais aussi celles relatives aux handicaps et à la perte d’autonomie. Elles seront responsables des procédures d’autorisation des établissements et services médico-sociaux, du contrôle de leur fonctionnement et de leur financement. Une de leurs premières tâches sera de réorienter une partie de l’offre hospitalière vers le médico-social : les directeurs d’ARS établiront les schémas régionaux d’organisation médico-sociale, ainsi que les programmes interdépartementaux d’accompagnement des handicaps et de la perte d’autonomie.

Actualités sociales hebdomadaires , 24 octobre 2008.

Agences régionales de santé : le « oui, mais » de la CNSA

La CNSA souligne que l’intégration du champ médico-social dans le périmètre de compétence des Agences régionales de santé permettra une meilleure coordination avec le champ sanitaire, mais qu’il est cependant nécessaire de respecter les spécificités des deux secteurs. Ainsi « les structures médico-sociales ne doivent pas être considérées comme le « réceptacle naturel de sorties hospitalières prématurées, ni d’opérations de conversion hospitalière, mais comme une réponse mieux adaptée ».

Actualités sociales hebdomadaires , 17 octobre 2008.

Agences régionales de santé : mieux prendre en charge

Le décloisonnement du sanitaire et du médico-social, à travers la création des Agences régionales de santé, doit permettre, affirme Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité, de « mieux prendre en charge les publics âgés ou handicapés en leur assurant une véritable continuité du domicile à l’hôpital, de la sortie de l’hôpital au domicile, ou à la maison de retraite, en passant par toutes les structures intermédiaires d’accueil de jour, d’hébergement temporaire ». Ces personnes ont besoin, rappelle-t-elle, « au-delà des soins curatifs dispensés par les services hospitaliers, d’accompagnement, d’apport éducatif et d’aide à la réinsertion ».

Actualités sociales hebdomadaires , 24 octobre 2008.

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